jeudi 10 novembre 2022

N'importe quoi

Source photo – Andrew Neel
Je fais n'importe quoi. Je me plains de ne pas réussir à me lever le matin, mais je me couche tard. Je pousse alors que j'ai les yeux qui piquent. Dimanche, j'ai dû me forcer à aller au lit, sinon je serais restée devant la télé jusque minuit voire même une heure mat', comme en août avant la reprise du boulot. À ce moment-là j'avais parfaitement conscience que je faisais quelque chose que je ne fais pas d'habitude quand je travaille le lendemain avec cette pensée magique que si je me couchais tard peut-être que je n'aurais pas à me lever le lundi. Bien sûr, ça ne fonctionne pas comme ça (ce serait trop facile). Lundi, j'ai regardé un anime aussi, un shôjo à la con, très mimi tout plein, que j'ai déjà vu et voulu revoir un peu sur un coup de tête, parce que Netflix me l'a proposé (je suis influençable). D'habitude le lundi je ne regarde pas la télé, je n'allume même pas l'ordi ; puisque je termine tard je mange et je vais me coucher. Après, je me suis retrouvée à ne pas pouvoir lire parce que mes yeux piquaient (ils piquaient déjà depuis une bonne heure). Hier, j'aurais dû aller me coucher à 18h30. J'ai poussé, et au final en comptant aussi le temps de lecture, c'était davantage 23h. Et comme le jeudi je commence tard je m'étais mis dans la tête de faire des trucs (vaisselle, prise de rendez-vous médicaux, tout ça) si je me levais assez tôt. Du coup, quand je me suis réveillée vers six heures, je n'ai pas pu me rendormir, bouffée par des espèces de retours d'angoisses (que je me crée toute seule puisque je me rends de plus en plus compte que les fantasmes ne me font aucun bien, voire, creusement le mal) et avec une partie de mon cerveau concentrée sur l'heure. Alors que si j'avais gardé ma souplesse d'esprit, j'aurais juste dormi.

Au travail aussi, je fais n'importe quoi. On mettra sur le compte de la reprise les boulettes de lundi. Mais je repousse aussi des trucs qui me prendraient pas longtemps à faire mais me saoulent, et je zieute les forums et Discord à la recherche de temps à tuer (alors que par ailleurs j'ai un reportage à dérusher et des petits enregistrement d'une minute à monter). Mardi, j'ai fait une émission spéciale sur le harcèlement scolaire puisque c'est aujourd'hui la journée de lutte contre le harcèlement scolaire. J'ai tenu les deux heures. Au bout d'une demi-heure je trouvais que le temps avançait pas vite, mais c'était une impression différente de quand j'ai rien à mettre dans l'émission. Quand j'ai rien à mettre dans l'émission, je compte les secondes. Là, c'était différent, l'émission m'a demandée de la concentration, de l'attention, de l'organisation. J'aimerais qu'elles soient toutes comme ça.

Quand j'ai pris mon poste, le chef a dit que je n'aurais pas le temps de m'ennuyer. Ça me perturbe un peu. Je me souviens lors de mon stage de Master 2, à la com' de l'armée de Terre, le capitaine s'était montré surpris que je lui envoie avant le point en visio l'article qu'il m'avait demandé. Il m'a dit : "t'as travaillé vite !" et moi j'ai buggué en mode : "mince, ça doit pas être bien, j'aurais dû y passer plus de temps ?". En Master 2 les profs nous avaient dit qu'on n'aurait pas le temps de s'ennuyer. Mouais. J'étais loin du burn-out, mais pour le coup je ne me suis sans doute pas investie autant que d'autres camarades qui en avaient par-dessus la tête. En fait, je suis perturbée, je ne sais pas trop si c'est moi qui travaille trop vite (et donc mal parce que je devrais y passer plus de temps), si j'ai pas assez de trucs à faire (sachant qu'il y a des trucs que je repousse juste parce que je suis désœuvrée ou pas intéressée), ou si les autres, les chefs, les profs, estiment mal la charge de travail ou cherchent à nous faire peur ou nous impressionner. En gros : est-ce que je cloche ?

Je me demande aussi quand est-ce que l'on va se rendre compte que je manque de compétences. Je gère la page Facebook de la radio, mais je suis très loin d'être experte, et ça m'intéresse assez peu. Disons que le côté théorique du comment ça marche, qu'est-ce qui est mis en avant, les enjeux sociétaux, légaux, etc. m'intéressent davantage que la pratique. Je ne sais pas poser ma voix, non plus. Le chef dit qu'il "faut s'entraîner" mais enfin sans la technique c'est comme dire à un élève d'auto-école :bah, faut conduire.

On a reçu une demande de stage d'une jeune femme qui est passée par RCF. Elle doit être plus compétente que moi. Ce serait cocasse, une stagiaire plus compétente que la salariée. Ce qui me dérange, ce n'est pas que quelqu'un hiérarchiquement en-dessous soit plus compétent – on apprend de tout le monde de toute façon – mais davantage ce que cette personne pourrait penser de moi et de ma présence au poste. Un genre de "qu'est-ce qu'elle fout là ?" qui entrerait en résonnance avec mes propres insécurités et mes propres peurs. Le premier jour, le chef avait dit que si je lui avais dit en entretien que je n'ai aucune culture musicale, je n'aurais sans doute pas eu le poste. Quand j'ai dit à un bénévole (qui briguait le poste) que je n'ai aucune culture musicale, il s'est moqué de moi en me lançant : "et tu travailles dans une radio ?" oui 'fin bon mon coco, j'veux pas être méchante, mais si j'étais à RTL on se ficherait de savoir si j'ai une culture musicale ou non. C'est pas "la radio" qui fait le besoin en culture musicale : c'est en fonction des studios. Bref. Depuis, je n'arrive pas à m'enlever ça de la tête : je n'aurais pas dû avoir le poste. Conjugué à mon manque de compétences, ça fait un cocktail bizarre qui suinte pratiquement en permanence.

Aujourd'hui, au lieu d'avancer mes publications Facebook (ou plutôt de les terminer, comme demain c'est férié), j'ai perdu du temps à discuter sur Discord avec une membre réinscrite du forum d'écriture. La conversation était intéressante, et de mon côté j'avais besoin de vider mon sac et de bitcher un peu, mais n'empêche que j'ai retardé le moment de finir Facebook. Sauf qu'ensuite je devais encore discuter avec le chef. Si j'avais fini Facebook en vitesse, je ne serais pas partie du travail avec quasiment une demi-heure de retard.

Je fais n'importe quoi. Je crois qu'une partie de moi se morfond dans son malheur. Se "vautre" comme dit Oeil-de-Nuit à Fitz dans L'Assassin royal. Au moins maintenant, je le remarque. Et comme je sais ce que ça fait d'aller bien, je remarque aussi ma tendance à végéter dans mon état morose. Et du coup, une autre partie de moi se révolte, je crois, ou essaye, du moins. Donc demain, je vais lire. Ça fait un an que je n'ai pas avancé le Cycle des Anciens ; il me fallait au moins ça pour me remettre et prendre mon élan. Les personnages de Robin Hobb me font toujours quelque chose tout au fond, touchent toujours des cordes sensibles, que ce soit Fitz ou Althéa ; ça me bouleverse toujours de tout au fond, alors je ne pouvais pas enchaîner tout de suite. Là, j'aimerais terminer les deux intégrales de La Cité des Anciens en fin-décembre. Ce qui me fait réaliser la nuance que je voulais exprimer quand je parlais objectifs d'écriture avec un membre du forum : ce n'est pas un objectif, c'est un souhait. C'est moins carré, moins contraignant.

Fin-août, quand j'ai eu ma phase de grosse déprime, je n'arrivais pas à me concentrer en lisant, et j'avais peur de ne pas avoir retrouvé cette concentration. C'est peut-être pour ça que je traîne à me remettre à la lecture, que je végète dans mon malheur à regarder un anime tout mimi. Alors que, pour le moment, j'arrive à me concentrer ; c'est bien que le problème était juste dû à la déprime. Peut-être aussi que je redoute ce que Robin Hobb va encore me faire.

Je fais n'importe quoi, je me couche trop tard, je suis fatiguée, et après, forcément, je m'en veux de ne pas aller à l'aïkido, de me sentir trop fatiguée pour ça. Hier, j'ai sauté. Encore. Quatrième coup de suite (bon,la semaine dernière, j'étais en vacances à Brest). Le premier saut, j'avais super envie (ce qui est assez rare) mais je n'y suis pas allée car je voulais écrire et que je n'avais pas pu le faire puisque j'avais eu une amie au téléphone. Quand j'ai commencé l'aïkido pendant mon Service Civique il y a quelques années, c'était très dur d'y aller. Des fois, je rebroussais chemin à vingt mètres de l'entrée du bâtiment, en larmes, dans tous mes états, parce que j'avais du retard et que je ne savais pas comment faire, socialement parlant, et que je me détestais pour ça. Ou bien j'y allais en me flagellant, en me disant que sinon j'allais m'en vouloir, me détester (ça s'appelle la régulation introjectée, c'est une motivation extrinsèque, et c'est mauvais), ou bien je me disais : "si je n'y vais pas ce soir, je n'irai plus jamais". Au final, je suis toujours contente quand je repars du cours, je suis mieux dans ma tête. C'est en Service Civique, après les séances d'aïkido, que j'arrivais à me mettre complètement nue hors de la salle de bain (je crois que j'ai déjà raconté ça ?).

Des fois, j'ai peur de ça : de ne plus jamais y retourner si je rate trop de cours d'un coup. Alors à chaque fois je me promets : "j'irai la semaine prochaine, j'irai la semaine prochaine" et je me dis que OK, j'y vais pas cette fois-là, mais alors je fais mes exercices d'étirements de la kiné et de renforcement musculaires pour empêcher mon épaule de monter toute seule et d'être en avant. Mais je ne le fais pas, parce que j'oublie. C'est n'importe quoi. Je ne sais pas ce qui est le plus n'importe quoi entre vouloir compenser de pas aller au sport, comme une sorte de condition ou de punition, et finalement ne pas le faire. Ou peut-être que la pensée de la compensation vient par automatisme mais que je suis assez stable en moi-même pour passer outre au lieu d'obéir aux ordres du despote. N'empêche, il faudrait vraiment que je fasse ces exercices. J'avais commencé à les faire, à un moment. Ça dure quelques jours, et puis après je ne sais pas, j'oublie, ça sort de mon esprit, comme les petits exercices avant de dormir : j'ai réalisé hier que je ne les faisais plus et je suis incapable de vous dire quand est-ce que ça a commencé, si ce n'est que la semaine dernière je ne les faisais déjà pas. Je crois que je n'ai aucune volonté.

Ou bien, prendre soin de soi, c'est compliqué. Ça a toujours été compliqué.

La dernière fois que j'ai eu une amie au téléphone (il y a un mois, je dirais, puisque c'est le jour où je ne suis pas allée à l'aïkido) je lui ai parlé des emballages et autres bouteilles qui traînaient sur le bord de la fenêtre de la cuisine parce que je ne me décide jamais à les descendre dans la poubelle de tri et je me laisse envahir. Eh bien, depuis, j'ai eu une sorte de déclic, je ne sais pas, je n'ai plus pensé que c'était "comme ça parce que c'est mon environnement" et j'ai décidé de tout jeter. Je tiens. Y a rien sur le bord de la fenêtre de la cuisine (ni ailleurs, d'ailleurs). Je nettoie les pots en verre avant de les mettre dans le sac de tri, aussi. Va falloir que je nettoie le frigo dans pas longtemps… (Enfin, le "pas longtemps" de mon échelle ne correspond sans doute pas à la votre : je devais déjà le faire cet été.) Je crois que c'est finalement plus simple de prendre soin de mon environnement que de mon corps. Ce qui est un peu effrayant, d'ailleurs, car je pense que ça devrait être l'inverse. Mais même là, je fais petit à petit. Le linge traîne toujours sur le manteau de la cheminée du salon, la vaisselle dans l'évier, et je laisse les moutons de poussières paître dans la chambre (pas bien, mais mon sol est gris, et je ne les vois pas toujours, du coup (puis je repousse toujours à la semaine suivante)).

Des chansons se remettent à chanter dans ma tête. Des angoisses d'abandon et de solitude reviennent, je recommence à courir après les réponses des gens avec qui je parle. Moins qu'avant Haikyuu, donc ça va. Et avec ce côté où je le remarque et où je sais aussi que c'est en partie parce que je m'ennuie au travail. Avec cette conscience aussi que je fais n'importe quoi, et que je m'éloigne d'un état de bien-être et, surtout, qu'il est à ma portée de remettre le sens du courant dans l'autre sens, que mon environnement ou mon état n'a rien d'une fatalité, et que personne ne va venir me sauver (et surtout pas un amoureux venu d'on-ne-sait-où (surtout vu que je ne rencontre personne et qu'il est plus que probable que mon "âme sœur" n'existe pas)).

10 commentaires:

  1. Je crois que je vais te dire comme je pense que tu le ferais pour quelqu'un d'autre d'ailleurs : que vraiment ce que tu décris / vis me semble profondément humain et pas "n'importe quoi" du tout. C'est difficile de s'en tenir à une routine, notamment de sport, difficile parfois d'aller se coucher alors qu'on a envie de finir un truc, difficile de bosser ! Dans l'époque d'aujourd'hui, les écrans nous aimantent vraiment avec leurs petites doses de dopamine, surtout quand on se sent (à tort) pas trop à la hauteur pour la tâche que l'on devrait faire à la place (boulot, sport "avec des gens"...). Ne te flagelles pas, tu fais comme tu le peux dans cette vie moderne qui nous oblige à être sur tous les fronts à 100 à l'heure !

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    1. Je t'avoue que pour le coup je n'ai aucun recul, donc je ne sais pas du tout ce que je dirais à quelqu'un qui serait à ma place et dont je lirais l'article.

      Ne pas aller se coucher parce que j'ai envie de finir un truc, ça, ça ne me gêne pas, ça m'arrive. Là, c'est plus que je vais pas me coucher pour nier l'existence du lendemain. Ou bien je n'ai pas envie d'aller me coucher, alors je regarde la télé, mais je n'ai pas envie de regarder la télé non plus.

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    2. Oui, je lis un peu trop de travers, sorry ! Nier l'existence du lendemain, c'est une négation dans sa globalité ou surtout du boulot ? (je veux dire, ça peut t'arriver pareil les soirs du week-end ?)

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    3. Aucun souci :)
      Les soirs de quand je ne travaille pas le lendemain, non. C'est vraiment plus le dimanche soir, quand j'ai passé deux (ou cette fois trois ! trop bien !) jours tranquillous et tout à coup il faut reprendre. Dans la semaine ça va aussi parce que je suis dans le rythme. Mais une fois que le rythme est coupé je ne veux pas reprendre.

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  2. Pourquoi j'ai l'impression que j'aurais pu écrire cet article ?
    Aller me coucher le soir, je n'ai jamais pu et lorsque je vais mal c'est encore pire ! j'ai toujours eu l'impression que dormir était une perte de temps et puis ça m'angoisse d'aller me coucher car j'ai l'impression que le lendemain arrivera trop vite et je n'ai pas envie d'être au lendemain...
    Comme toi je repousse les activités, je devrais retourner à la poterie mais j'ai laissé filer... J'aurais dû mettre un message à la potière pour savoir si je pouvais y aller demain, je ne l'ai pas fait...
    En te lisant, par rapport à tes angoisses d'abandon, je repense à cet article qui expliquerait peut-être bien des choses :
    https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Comment-reconnaitre-la-blessure-de-rejet-et-ne-plus-en-souffrir

    Et pour ce qui est de ton sentiment de ne pas mériter ta place:
    https://www.cogicor.com/syndrome-de-limposteur/#:~:text=On%20parle%20d'un%20syndrome,une%20crainte%20d'%C3%AAtre%20d%C3%A9masqu%C3%A9e.

    En tout cas, nous sommes bien pareilles toutes les deux , toujours à nous torturer l'esprit et à ne pas savoir profiter du présent tout simplement, pffff !

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    1. Ah, donc on a une très grosse différence au niveau du sommeil, je déteste dormir et j'ai toujours détesté dormir, faudrait peut-être que j'analyse pourquoi ? ;)
      Je crois que la blessure de rejet, nous devons être assez nombreux à en souffrir. Et oui, vivre dans le présent ce n'est pas se projeter dans le futur, c'est vraiment profiter du moment et seulement du moment présent sans se torturer l'esprit avec un futur fantasmé ! Mais qu'est-ce que c'est difficile ! pfff !

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    2. Oui, c'est super dur ! La psy m'avait donné l'exercice des cinq sens, mais j'y arrive jamais pour le moment.

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  3. Il faut beaucoup de volonté pour réussir à instaurer une nouvelle routine qui va à l'encontre de notre comportement habituel. J'ai déjà essayé plusieurs fois et je finis par "craquer" comme toi. Par contre, j'essaye de ne pas trop m'en vouloir et je me concentre sur ce qui me fait vraiment du bien ou plaisir. En essayant de ne pas culpabiliser parce que je n'ai pas fait (ce qui est difficile).
    Sinon il faut essayer de faire par palier et petit à petit. Par exemple, pour tes bouteilles pourquoi ne pas laisser devant la porte de façon à t'obliger à y aller quand tu sors ?
    Bon courage et j'espère que cette semaine les choses vont un peu mieux...

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    1. C'est intéressant que tu parles de volonté parce que souvent je me dis que je n'en ai pas, que je n'en ai jamais vraiment eu d'ailleurs, et que si je commençais une drogue, quelle qu'elle soit, je ne pourrais jamais m'arrêter avant trèèèèèès longtemps.
      Pour les bouteilles, je tiens le bon bout ! J'ai commencé naturellement sans y prendre garde à les mettre sur le plan de travail de la cuisine où elles m'embêtent plus que sur le bord de la fenêtre, du coup je les sors plus souvent en plus de ma volonté propre. Il va vraiment falloir que je me batte pour faire mes exercices physique, par contre. Peut-être un par jour au lieu de tous d'un coup...?

      Les choses vont... comme elles vont, mais avec leur lot de réflexions donc c'est intéressant !

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  4. Eh bien.... Que te dire? Quand je te lis j'ai l'impression d'un monologue dit d'une traite sans respirer. Cool !!!!! Respire un bon coup, comme je dis toujours ton petit cerveau mouline trop et apparemment vite en plus !!!
    Tu est un petit phénomène lol, mais on sent ta jeunesse aussi et ce n'est pas dans le sens négatif que je dis cela.... Il faut juste de l'entrainement et ce n'est pas facile de prendre du recul et surtout de faire taire son cerveau et ses émotions qui vont avec!
    On a tous des moments où on fait n'importe quoi, le principal c'est que tu arrives à t'en rendre compte et donc à essayer de te corriger.Mais surtout ne sois pas trop dure avec toi même !

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