vendredi 26 décembre 2025

La déception

L'autre jour je suis tombée sur une publication sur Instagram de Mr. Skelly (le compte c'est 1924us et c'est tout en poésie et très chouette) qui demandait de résumer l'année 2025 en un mot. Et mon mot à moi c'est "décevante". Décevante parce que les étoiles avaient dit que ça devait être une année faste et vous savez on dit qu'il faut envoyer à l'univers de bonnes ondes pour qu'il nous le rende et qu'il faut être optimiste pour son karma, tout ça, que c'est pas en pensant que rien de bien va se passer que de bonnes choses vont se passer, qu'il faut y croire vraiment. Et j'y ai cru. Je me suis raccrochée aux prédictions des étoiles parce que ça me donnait quelque chose sur lequel appuyer un optimisme qui sinon m'aurait paru un peu… déplacé, un peu vain. Alors vraiment j'y ai cru. Et du coup, cette année me semble encore plus décevante. Au final, même quand j'y crois, il ne se passe rien.

Vous allez me dire que j'exagère, parce que quand même j'ai réussi à déménager dans la ville que je voulais et ça c'est quand même une sacrée victoire et c'est vrai. Quant au reste… j'ai une promesse de contrat d'édition mais pour le moment je n'ai rien signé alors d'ici à ce que l'éditrice change d'avis, tout est possible, ce ne serait quand même pas la première fois ; je n'aime pas mon travail ; j'ai perdu beaucoup d'argent dans une arnaque bancaire ; une de mes lapines est morte suite à sa stérilisation il y a quinze jours ; je ne trouve pas de nouveau travail et pire quand je crois avoir la chance de postuler sur le fil à une offre que je découvre tout juste la personne qui reçoit mon mail m'apprend qu'en fait sous l'avalanche de candidatures intéressantes les soumissions ont été fermées une semaine plus tôt. Quant à rencontrer l'amour (oui, parce que l'année faste c'était vraiment faste sur tous les plans) on n'en parle même pas : j'ai mal au genou (rendez-vous pour une écho le 2 février, je crois (je n'ai pas noté…)) donc je n'ai pas repris l'aïkido donc je n'ai rencontré personne. Au final j'ai tellement la poisse qu'en guise d'année faste les étoiles ont mis toute leur énergie à me faire déménager et qu'il ne restait plus de jus pour le reste.

En parlant d'amour ça me fait penser que je suis allée voir Zootopie 2 au cinéma (si vous ne l'avez pas fait, faites-le, il est super !) et la première fois la scène à la fin où Nick et Judy se disent ce qu'ils ont sur le cœur m'a rendue triste parce que moi je n'ai personne qui soit "la personne la plus importante de ma vie", personne dont je sois vraiment proche, en fait, ce serait même plutôt tout le contraire : à chaque fois je crois être proche de quelqu'un, que je suis importante pour cette personne autant qu'elle l'est pour moi et à chaque fois je finis par découvrir que ce n'est pas le cas, que je ne suis pas la confidente, pas celle avec laquelle on parle, tout juste la bonne copine, on rigole un peu, on s'apprécie, on se parle de nos vies et puis c'est tout. On se parle de nos vies, parfois de sujets personnels un peu sensibles, mais pour ces personnes ça ne signifie rien et à la fin, du jour au lendemain, elles peuvent arrêter de me parler sans même ouvrir mes messages, sans que je comprenne le pourquoi du comment (je veux dire, OK, y a des gens vraiment occupés, mais ces personnes ont quand même du temps pour les gens qui leur importe donc elle a bon dos l'excuse du manque de temps, à un certain moment c'est juste que si on arrête de me parler on ne trouve pas de temps pour moi parce qu'il y a toujours mieux à faire, parce que je ne suis pas prioritaire, et dans le fond ce n'est pas grave mais est-ce qu'on pourrait avoir l'honnêteté de dire : "je ne souhaite pas parler avec toi" plutôt que "je n'ai pas le temps" ?).

Et en prévisualisant l'article je regarde le nombre d'articles publiés cette année, et l'année dernière, et l'année d'avant, et ça va en diminuant et me rappelle que j'abandonne ce blog alors que j'aime bien parler ici, et lire vos blogs, j'en ai perdu l'habitude, je ne sais plus quand j'ai basculé dans une faille temporelle. Pourtant les blogs sauveront l'humanité. Sans déconner. Sur les réseaux sociaux tout va vite : nombre de caractères limité, nombre de secondes dans une vidéo limité, il faut tout faire vite, allez à l'essentiel, on ne prend pas le temps d'écrire et on ne prend pas non plus le temps de lire, de chercher à se comprendre, se reconnaître, et il faut préserver ces espaces où on peut écrire des pages et des pages et des pages et où les lecteurs viennent se poser et prendre le temps de lire. J'ai hâte que les blogs redeviennent à la mode, que les gens se souviennent comme ça fait du bien aussi de juste se poser pour lire d'autres personnes, papoter tranquillement, prendre le temps de comprendre les vies des gens, leurs arguments, leurs positions et leurs valeurs et vraiment rencontrer au lieu de passer vite fait sur une publication rapide. Enfin bref. Je vais essayer d'écrire plus souvent ici. Je délaisse aussi mon cahier des émotions alors je dois avoir un problème avec l'écriture personnelle, en ce moment, le fait de m'écrire moi. Je ne sais pas pourquoi. Parce que c'est un peu vain, peut-être, parce que je ne vois pas bien qui ça pourrait intéresser dans un monde rapide et bancal, tout noir ou tout blanc, où quand tu prends le temps d'expliquer des gens arrivent encore à te répondre sur trois lignes qu'ils ont lu en diagonales (je fais référence à un vieux souvenir d'il y a quelques années, quand Twitter s'appelait encore Twitter, j'avais écrit un article sur je-ne-sais-plus-quoi, les relecteurs de romans qui traquent les discriminations et mauvaises représentations, je crois, et j'avais mis le lien sur Twitter : une personne a commencé à me répondre, tout en disant qu'elle n'avait pas lu l'article : eh bien, lis ma pensée de bout en bout avant de l'ouvrir, enfin… je ne sais pas. Bref.).

J'ai repris mes cachets mais un jour je les prends, un jour je les oublis, un jour j'y pense et un jour non… ce n'est pas trop la fête. J'ai du mal à être optimiste. Une amie m'a dit, quand je lui ai parlé de ce poste aux candidatures fermées plus tôt, que c'est simplement que je ne devais pas être là, que ce n'était pas le moment pour moi. Quand j'étais lycéenne, je me rassurais beaucoup avec ce genre de paroles. "Si je n'ai pas eu ce stage c'est qu'il y a mieux pour moi ailleurs.", "Je l'aurais la prochaine fois." etc. Aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à accepter. Parce que ça fait presque quinze ans. Quinze ans que ma seule échappatoire pour me remonter le moral, c'est ça. "Ce n'était pas le bon moment, la prochaine sera la bonne." Sauf que la prochaine n'est jamais la bonne. Je quitte un boulot où je m'ennuie pour un autre boulot où je m'ennuie. J'essaye de rencontrer des gens et ça ne marche quand même pas. Je me doute bien qu'une partie du problème vient de moi, mais je n'ai pas trop identifié quoi, encore. Alors je me dis qu'il n'y a pas de place pour moi. Même dans une ville qui me plaît il n'y a pas de place pour moi. Même quand je rencontre des gens, que je me fais une bande de copines, au final ça explose et la réponse c'est : "il faut tourner la page". Ah bon. Comme ça. Comme si ça n'avait pas existé, en fait, comme si on n'avait jamais été copines ? Mais peut-être que ces filles n'ont jamais été mes copines, tout juste des "potes", des camarades et puis voilà, un cercle de circonstance et que personne ne s'illusionnait dedans. Sauf moi. Parce que je cherche une place, et qu'il n'y en a pas. Il n'y en a jamais. Ce n'est jamais mon tour de trouver la bonne opportunité professionnelle, jamais mon tour de gagner les concours d'écriture, jamais mon tour de rencontrer des gens qui deviennent des amis super proches…

Quand il y a eu cette scène, entre Nick et Judy, je me suis dit qu'en fait, ce que je recherche, ce n'est pas un amoureux, que l'amoureux c'est le symbole mais qu'en fait je recherche de la complicité. Quand tu devines ce que l'autre pense juste avec un regard, quand la personne peut dire de toi "elle me connaît bien" et vice-versa. Mais ça, ça marche pas dans les relations à distance parce que la complicité se tisse dans la proximité physique, aussi, dans le fait de faire des trucs ensemble, de partager des moments "bêtes" comme juste marcher en ville, aller boire un verre, etc. Alors j'ai des super amis que j'ai rencontré en ligne ou gardés de la fac, mais les messages à distance c'est différent. C'est un lien différent. Et au final je n'ai pas de personne "plus importante de ma vie" et je ne suis la personne la plus importante de personne, et je trouve ça un peu triste, à presque trente ans. Au collège y avait des gens qui se connaissaient depuis des années, au lycée, aussi ou bien qui ont été proches assez vite, et moi j'ai regardé tout ça passer… Alors c'est forcément un peu ma faute, avec mon sale caractère je ne suis quand même pas très engageante quand je râle et tout… mais j'aimerais bien des fois que quelqu'un puisse voir ce qu'il y a derrière aussi, et qu'il m'arrive de montrer aussi.

Je n'ai jamais fait de bilan de fin d'année parce que j'ai toujours vécu mes années en année scolaires de septembre à août et du coup j'ai toujours eu du mal à prendre l'unité "année civile" pour en tirer quelque chose. Cette année, parce que j'avais beaucoup d'attentes, je pense, et aussi parce que peut-être j'ai pris un nouveau travail alors que la rentrée scolaire était passée, je ne sais pas, mais surtout parce que ça devrait être une "année faste" alors j'ai été attentive, j'arrive à voir 2025, l'année civile, et je suis déçue. Je n'aurai pas dû m'attendre à quoi que ce soit, ça m'aurait permis d'être vraiment contente d'avoir déménagé et de me dire "une marche après l'autre, maintenant que je suis là je peux trouver autre chose" et ce genre de conneries, comme la meuf d'une publi Insta que j'ai vue avant de commencer l'article (mais je l'avais entendu ailleurs avant) qui disait : "tu as vécu une année dure mais tu es encore debout, tu as réussi à passer les difficultés" et blablabla c'est creux, vide, et sans intérêt. Ouais, je suis toujours debout dans ma médiocrité et dans mes échecs, enfin non, même pas des échecs, parce que "échec" ça suppose d'avoir essayé alors que moi, de toute façon, que j'essaye ou pas, que j'y crois ou pas, il ne se passera jamais rien. Je devrais probablement laisser tomber et accepter de juste traverser le truc comme ça sans chercher à changer ce qui ne me plaît pas, mais je n'y arrive pas, j'espère quand même, j'essaye quand même des trucs, de postuler, d'y croire, tout ça. Mais bon. Hein.

Donc 2025 était comme elle était, morne. Et 2026 sera probablement pareille. Comme toutes les prochaines années à venir. Je vais partir sur 2026 sans regarder l'astrologie, ça m'évitera d'avoir des attentes démesurées pour ma personne. Les filles comme moi n'ont pas "d'années fastes" où tout se passe bien et plein de trucs se débloquent. On va laisser ça aux gens cool. Je vais juste, pour 2026, essayer de me démerder comme je peux et de traverser le truc un peu comme ça et on verra où ça mène. Et je sais que franchement, y a pire dans la vie (sans même parler des guerres, etc.) et que c'est un peu déplacé de me plaindre, mais tant pis, c'est mon sentiment du moment… ça passera probablement à un moment où à un autre, ou plutôt ça va être un peu enterré par autre chose mais sous-jacent et puis voilà.

Vous avez des attentes en 2026, vous ?

20 commentaires:

  1. je ne pense pas avoir mauvais caractère mais après avoir vécu plus de 25 ans avec mon ex, j'ai perdu toutes mes copines, mes amies... je suis seule maintenant et j'ai eu deux très mauvaises expériences avec deux personnes que je croyais être de bonnes copines... j'ai eu aussi une mauvaise expérience "amoureuse", depuis, je ne cherche plus à avoir d'ami(e)(s). mais je me sens très seule, j'ai un ami mais je ne veux pas que ça aille plus loin que de l'amitié et je pense que je le déçois.
    je comprends ton sentiment de déception, j'ai vécu comme ça pendant des années parce que j'étais en attente de quelque chose de mieux , mon psy m'avait dit qu'il fallait que j'arrête de me victimiser et qu'il fallait que je me prenne en mains si je voulais réellement que ça change. j'ai un peu bougé, j'ai quitté mon ex, déménagé et je me suis sentie beaucoup mieux mais cette impression de gâchis et de déception sont toujours là ! Même si j'essaie de voir le beau, le bon, ma tête a souvent tendance à partir dans le triste et le moche...
    j'espère qu'en attendant rien de 2026 tu seras surprise, je pense qu'en effet lorsqu'on se fait des plans sur la comète et que ça n'arrive pas c'est très décevant, alors prendre ce qui vient c'est sans doute le mieux à faire ! non ?
    je croise les doigts pour 2026 !

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    1. Je comprends tellement que tu sois échaudée au point de ne plus vouloir d'amis… mais en même temps on n'est pas fait pour être seul… même sans rechercher des amis tu peux avoir des relations en allant aider dans des associations ? Tu n'avais pas rejoint un club de photo ?
      Une fois j'ai entendu une interview de Jacques Salomé qui disait qu'il fallait se responsabiliser. Faire avec les cartes qu'on a en main, changer ce que l'on peut. C'est la même chose que d'arrêter de se victimiser. Et je sais que c'est ce que je dois faire. Mais même quand je le fais y a rien qui marche quand même… je vais essayer de reprendre le pilates et tout, de me reprendre un peu en mains pour au moins me sentir mieux dans mon corps, mais sinon bon je vais partir sur 2026 sans objectifs. Comme ça.
      Le cerveau est fait pour voir le triste et le moche en premier, c'est dur de voir le beau, ce n'est pas naturel, et une fois qu'on arrête, c'est dur de recommencer à voir le beau.
      C'est sans doute le mieux à faire et puis au 31 décembre je me rendrai compte qu'il ne se sera rien passé du tout et voilà.
      Oh dis je me souviens tu m'avais dit une fois que t'allais à Douarnenez tous les ans pour les vacances : tu voudras qu'on s'y retrouve ?

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    2. Oh, oui, se faire une balade et se découvrir ! Pourquoi pas ? ça serait marrant ! Bon, je n'ai pas du tout le même âge que toi ! Tu as l'âge de mes enfants ! :D
      Pour ce qui est de voir le positif, moi, j'ai des hauts et des bas, ça dépend souvent de mon état de fatigue et du boulot ! mais j'arrive à profiter du bon quand il se présente ! ;)
      Je trouve aussi que c'est plus difficile maintenant de se faire des amis ou des relations, en témoignent mon fils, mon cousin, mon frère, mes petits neveux et nièces.

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    3. Ah trop bien !!
      Ce n'est pas grave, ça ! Tu ne serais pas première relation de la génération du dessus !!

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    4. Trop chouette ce rendez vous en Bretagne !!!!

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    5. Joins-toi à nous si tu veux !!

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    6. Dommage cette année nous allons pas en Bretagne mais en Alsace

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    7. Quelle drôle d'idée ! La Bretagne, ça vous gagne !
      En tout cas, je ne suis pas prête d'en bouger, de la Bretagne, donc quand tu veux ! (y compris un moment rien qu'à toi sans enfants si mari pour papoter EEEET... (parce que je ne perds pas le nord) : avancer ton roman ! eh, oui ! :D)

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  2. Comme je peux comprendre ton sentiment .....
    C'est ta personnalité, voir le verre à moitié vide plutôt que plein, et je suis comme toi....
    Tu sais qu'il y a du bon mais tu restes sur ce qui va pas et ça tourne en boucle.
    Tu vis en Bretagne, c'est super! Ton boulot est nul c'est pas super....
    Bah voilà on peut pas tout avoir ou tout contrôler.... Déjà une étape de faite, le boulot il va peut être arrivé cette année ou celle d'après.... C'est pas marrant si on savait d'avance hein....
    On a des années plus difficiles que d'autres... Ne te crée pas d'attente pour 2026 tu as raison !!!
    Et tu vas peut-être rencontré Virevolte !!!
    Allez je t'envoie plein d'ondes positives....
    Je te souhaite une jolie année 2026, et que tu trouves enfin la paix en toi !

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    1. Merci beaucoup !
      Je postule à des trucs, là j'attends de voir si la médiathèque où j'ai postulé va vouloir de moi, et j'ai peut-être (peut-être) une idée sérieuse de reconversion, mais pour ça il faudra que je change de travail de toute façon pour pouvoir suivre les formations parce que je ne pense pas que ma cheffe actuelle me laisse prendre des jours de congés hors vacances scolaires et réorganise son service pour me permettre de me former sans pouvoir derrière bénéficier de mes nouvelles compétences. Donc je suis à la fois plus avancée et à la fois pas du tout.

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  3. Bonjour, j'étais en train de trier les marques pages dans mon navigateur et voici que je tombe sur une page avec un nom un peu étrange...Ni une, ni deux, je clique sur le lien, curieux de savoir vers où cet étrange mot qui sonne comme une incantation va bien pouvoir me mener. Et me voilà sur enirenrekhtoues à survoler des pages de tes tranches de vie et wow ! J'ai l'impression d'avoir couru avec une personne pleine de vie, de doutes, de joies, de colères, de peurs, bref...une personne humaine et c'est génial =) Ça fait du bien de lire ton article et de voir que tu es toujours là, et que tu continues à écrire vu que c'est une activité que tu aimes, même quand le vent souffle fort en face et que tu écris moins. Tu es toujours là !
    Nous ne nous connaissons pas mais si c'était le cas, tu saurais sans doute que j'ai envie de quitter mon job tous les matins et que je suis en PLS un certain nombre de dimanches, au soir. Je m'accroche à mes croyances, aux énergies, à mes quelques proches pour continuer d'avancer. Et encore plus à mon imagination et mes pensées qui paradoxalement m'épuisent et me laissent souvent sans énergie dès le lundi matin (et encore plus quand je pense au bus, au train, au métro, au tram, aux gens, à l’open space...). En même temps, je fais de la procrastination de vengeance à l'heure du coucher (revenge bedtime procrastination) et j’ose me plaindre !

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    1. Alors déjà, bienvenue par ici ! Ça faisait bien longtemps que je n'avais accueilli aucune nouvelle personne, et ça me fait trop plaisir !

      À l'heure du coucher, j'ai tendance à repousser le moment de dormir, une pensée à peu près pré-consciente qui dit "si je ne me couche pas alors on ne sera jamais à demain et je n'aurais pas à aller travailler", alors après avoir écrit mes trucs (en ce moment, mon Inktober), je me mets des séries jusqu'à tomber de fatigue et qu'il ne me reste plus que 5h de sommeil, voire moins... sachant que je suis une grosse dormeuse donc 5h c'est déjà dur pour tout le monde mais alors pour moi encore plus...

      Les pensées peuvent être épuisantes surtout quand elles sont anxiogènes, que ce sont des ruminations, parce qu'à la fois tu joues avec et à la fois une partie de toi lutte contre pour te protéger... ça prend beaucoup d'énergie de penser pendant des heures "je suis nulle, je n'y arriverais jamais, y a tout ça et ça et ça et ça aussi oh et ça évidemment qui prouvent que je suis nulle"...

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  4. J'aime beaucoup aider les gens, discuter, échanger et apprendre de nouvelles choses et franchement mon job m'ennuie "comme un rat mort" selon les mots de ma frangine. Je porte un masque que j’enlève et je remets en permanence, ce qui ajoute de la fatigue à la fatigue, si cela est possible. Je me répète souvent : « Mais qu'est-ce que tu fous de ta vie, mon gars ?! T'as la trentaine, t'avais plein de rêves de gosse, tu croyais à plein de trucs même quand ton entourage n’y croyait pas ou n'en n'avait rien à faire. Tu étais un idéaliste, tu voulais changer le monde, transmettre (ce qui m’a poussé vers l’éducation, en même temps que plusieurs traumas que je suis encore en train de « réparer).

    Réponse : Eh bien ! L’âge adulte et les obligations sociétales sont passées par là.

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    1. Haha, c'est ce que je me dis tous les matins "bordel, je m'fais chier comme un rat mort".

      Si jamais tu as un peu d'argent de côté, tu devrais aller voir Audrey et Slowin. Elle est spécialisée en aide à la reconversion. Une vraie. Pas les charlatans qui font des publications sponsorisées sur Instagram à coup de : "tu t'ennuies dans ton job et tu rêves de changer de vie ? tu vois Mathilde ? elle gagne 5 000 euros par mois, elle travaille de chez elle et maintenant elle peut s'occuper de ses enfants, et Henri ? il était ouvrier dans le bâtiment, il était payé au SMIC et avait des problèmes de santé, le mois dernier il a gagné 8 000 euros juste depuis son canapé, avec son téléphone portable. J'ai aidé 12 000 personnes à changer de job, et je te donne tout dans une masterclass gratuite qui..." enfin tu vois l'idée ! Audrey, elle s'est vraiment formée, et elle accompagne les gens à se trouver eux-mêmes et tout, franchement, je te la conseille pour une vraie reconversion, si jamais ! Je pense qu'il ne faut pas renoncer à ses rêves !

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  5. Je n’ai réalisé quasiment aucun de mes rêves d’enfants sauf quitter mon continent, voyager en Europe (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, oui je n’aime pas trop le froid la neige, tout ça) et décrocher 2 diplômes universitaires à ma plus grande surprise. Et même après ça, je me dis à quoi bon ? Il y a 2 ans, j'avais décroché le poste rêve dans une fac. Je visais ce poste en fin d’études et ça m’a pris 5 ans avant d’y arriver. En résumé, je bossais sur les programmes et cours universitaires avec et pour les profs : mon métier de rêve, le graal ! Enfin, ça s'était sur le papier. Comme avec les notices de montage IKEA : sur le papier, tout parait simple, fluide alors qu’ au final tu ne piges rien, tu prends le double du temps (voire le triple pour moi) pour terminer le taf. La réalité était dure à encaisser, j’ai détesté, j’ai démissionné.

    Après une grosse déprime, du découragement et beaucoup de masking dans ma boite actuelle (formation), je suis passé à autre chose. Mais c’est loin d’être le coup de foudre professionnelle : le matin c'est "Bonjour ça va ? Oui ça va et toi ? » Alors oui nous sommes polis, les gens sont gentils mais qu'est-ce qu'on s'emmerde ! (Moi en tout cas). Je regarde un écran à faire des tableaux, planifier des réunions et faire le pompier parce que d’autres ne font pas leur taf. C’est loin d’être le taf de mes rêves mais comme tu as suivi mon histoire, je n’ai plus de taf de rêve mais ça paye les factures 😉

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    1. La réalité était dure parce que le poste ne t'avait pas été bien présenté, tu dirais ?

      Va voir Audrey !!
      De mon côté je suis censée faire amie-ami avec les confrères de la presse (je suis radio avec un bureau dans les locaux du quotidien de PQR qui fait partie du même groupe que nous) mais déjà bon vu mes horaires c'est compliqué parce que j'arrive il est 5h y a personne, je repars il est 12h, ils sont tous partis manger, et entre temps ça m'emmerde profondément de me déplacer, sachant que dans toutes les boîtes où je suis passée, c'est le dernier qui arrive qui passe dire bonjour à tout le monde : ici, alors que quand la secrétaire de rédaction arrive elle me voit par le mur en plexiglas, est-ce qu'elle viendrait me dire bonjour ? non. C'est à moi, première arrivée, d'aller me lever bah alors là même pas en rêve. Du coup je dis bonjour quand je sors pour aller aux toilettes et point barre. J'aurais voulu trouver un job avant la fin de la période d'essai...

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  6. En ce qui concerne l'amour et l'amitié, soi-disant c'est simple bla bla bla…c’est encore du IKEA (tu as compris l’idée, je passe). Ça craint tout ça, je suis parfois découragé et je me dis que je ferai mieux de retourner chez moi et profiter de mes parents, mes quelques amis d’enfance mais ce qui me fait tenir, c’est encore l’espoir, encore y croire mais plus de la même façon. Et je n’ai pas fait tout ça pour rien, je vais juste faire différemment. J’ai abandonné mes rêves d’enfant mais j’en ai encore plein d’autres (ouf !). Alors je continue d’essayer de m’en sortir et de « me démerder comme je peux » . On fait tous comme on peut avec les moyens (psy, financier, matériel, affectifs…) qu’on a, à un instant T et c’est ok. Bien que si je prends mon compte en banque à -xxx euros tous les 5 du mois, ça me donne grave envie de jeter l’éponge et tout quitter…mais ma vie ne se résume pas à ça.
    Alors pour 2026, je n’ai pas beaucoup d’attentes sauf respirer, vivre, boire, manger, voyager et continuer à voir mes proches et surtout mes parents qui vivent à des milliers de Kms de moi ! Les amis, il n’y en a plus beaucoup mais ça me va. On a tous besoin d’amour, d’affection, de partager des choses, d’une part de social (ce truc que j’aime et qui m’épuise). Du coup, j’apprends à apprivoiser ma solitude, tenter de découvrir mon « moi » et apprécier ma propre présence. En revanche, je veux la solitude qui élève, qui parfois fait mal, parfois du bien, pas celle d’Instagram souvent romantisée et scénarisée pour devenir la meilleure version de soi-même. Ok mon discours ressemble énormément à ce que je dénonce mais tout n’est pas à jeter. J’ai supprimé quelques comptes qui anéantissaient mon estime de soi. Or ils avaient le mérite de me forcer à me questionner sur ce que je voulais personnellement, pour moi et non par rapport au dernier conseil inspirant du moment. J’exagère car certains offrent un espace de réflexion digne d’intérêt tout de même.

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    1. Quels étaient tes rêves d'enfant ?
      Sur Instagram je suis surtout des photographes et des illustrateurs. Pour m'en mettre plein la vue, loin des polémiques. Ça permet de le prendre à la rigolade quand sous une vidéo de Kheiron un mec commente "la gente féminine..." tu sens le mascu à 800km et ça pourrait me tendre et m'agacer, mais comme je vois aussi plein de belles choses, ça équilibre pas mal.
      Je trouve la solitude assez dure à gérer. En fait, c'est nécessaire pour vivre d'avoir des câlins. Les câlins, c'est bon pour la santé. Moi, j'ai personne pour m'en faire, donc voilà... je pense que c'est difficile d'avoir une solitude saine quand on n'a pas la ressource en termes contraire donc de lien humain.

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  7. Finalement, j’aimerais bien trouver mon équilibre, entre solitude et socialisation, chose difficile par essence quand tu penses à un funambule sur sa corde. Des fois, j’ai envie de tout faire péter (juste un fantasme hein) et de rester dans mon lit mais j’ai surtout envie d’avancer donc je me démerde comme je peux. Cela d’autant plus avec un cerveau hyperactif, addict à la dopamine (bla bla neuroscientique), un fonctionnement au tout ou rien, avec beaucoup (trop) de psychologisation, de comparaison sociale « négative », d’introspection, parfois, du désenchantement, souvent. Mais je suis toujours là.

    Merci pour ton texte. Pour 2026, je te souhaite donc chère autrice de ce blog, de continuer sur ta corde pour trouver ton équilibre = )

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    1. En cours de psychologie du sport y a plusieurs années, j'ai appris que le mieux pour se comparer ce n'est pas de se comparer aux autres à un instant T mais à soi-même dans le temps. Exemple : je suis nulle en math, j'avais 6 de moyenne de Seconde. Mettons que toute la classe est à 16. Je suis donc vraiment très nulle. Je bûche un peu, je donne tout, j'ai 12. Je suis toujours sous la moyenne de la classe, par contre j'ai augmenté mon score de 100%. Donc c'est super bien ! Et c'est ça que je dois regarder : ma progression à moi.

      Merci beaucoup ! Je te souhaite, moi, de trouver cet équilibre que tu cherches mais aussi de renouer avec tes rêves parce que mine de rien tu les as beaucoup mentionnés, alors je me dis que la partie de toi qui croit en toi ne les a pas encore abandonnés alors crois en la partie de toi qui croit en toi ! :D

      À bientôt, j'espère ! J'ai pris beaucoup de plaisir à te dire et à papoter !

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