Je m'étais promis de publier au moins un article par moi cette année mais je n'ai rien écrit en juin. Je vais essayer de faire deux articles en juillet. En vrai, il y a probablement assez à raconter. Et puis là, comme je suis en vacances depuis ce midi, je vais pouvoir aussi reprendre le temps d'aller lire vos blogs, à chaque fois que je m'y remets je réalise comme ça m'a manqué.
Là, tout de suite, j'ai besoin de décharger un peu.
Aujourd'hui, ça allait plutôt bien. Je suis en vacances (enfin !), il fait beau, pas trop chaud, pas trop froid, le sur-matelas a été reçu aujourd'hui et mon monsieur s'est réveillé de sa sieste sans avoir mal partout à cause du matelas trop dur, j'avance dans mon roman à peu près correctement même si je suis probablement en train de le rater un peu, mais rien qui ne pourra être corrigé en relecture, enfin j'espère ; et puis au travail ça va : je travaille entre deux heure et trois heures et demi par jour et le reste du temps je peux faire des trucs perso et même faire la sieste sur mon bureau : super pratique pour écrire et garder du temps en rentrant pour partager des choses avec mon monsieur ; bref, la vie est belle, enfin non, se lever le matin c'est dur, mais en réfléchissant pas trop, ça va.
Monsieur est parti se balader, je me dis que je vais lire un peu, ou jouer à Professeur Layton, puis finalement je décide de jeter un coup d'œil à mes mails. Je les regarde toujours dans le détail dans l'ordre où je les ai reçus, donc je remonte. Il y en a deux qui ont l'air important : un qui est clairement la réponse à ma candidature de DU, et l'autre dont l'expédition est "Gestion" et dont il y a "soumission" dans le titre donc un retour de maison d'édition. Je commence par le DU. "Veuillez trouver ci-joint l'avis de la commission" blablabla. Titre du PDF : "avis défavorable". Détail : "le niveau moyen des diplômes
présentés et l’expérience relatée dans les curriculums vitae ont considérablement évolué, et votre dossier ne nous permet pas de donner une suite favorable à votre candidature.". Ben oui, évidemment, je le savais dès le début : je n'ai pas les pré-requis, j'ai exposé mon parcours par mail, la secrétaire et le prof m'ont encouragée à postuler quand même, je l'ai fait avec une lettre de motivation aux petits oignons que ma meilleure amie m'a beaucoup aidée à écrire. Mais oui, évidemment, si vous regardez les diplômes et pas la motivation... je n'ai aucune chance. La suite, c'est probablement le pire. Qu'ils s'abstiennent d'écrire des trucs comme ça, franchement... "Nous ne pouvons que vous inciter à renouveler votre candidature pour la prochaine année universitaire, tout en essayant d’étoffer les expériences ou formations permettant d’améliorer la qualité de votre dossier.". OK. Donc les mecs sont en train de me dire "vous n'avez ni expérience ni diplômes, intégrez des formations et faites-vous de l'expérience". Ouais. Sauf que les autres formations vont dire comme vous : "vous n'êtes pas formée, allez voir ailleurs". Quant aux expériences, OK, mais je fais ça comment ? Aujourd'hui les assos cherchent de plus en plus des compétences précises, des gens déjà formés. Ce n'est pas dans les associations que je vais me construire une expérience, ou alors ça va me prendre dix ans ; et là je repense à la dame de la médiathèque "moi j'ai fait comme ça, et ça m'a pris dix ans avant d'avoir mon premier contrat". D'accord, donc en fait t'en a chié pendant dix ans et donc maintenant que tu as le pouvoir c'est à moi d'en chier, c'est ça ? Bref. Donc je ne peux pas intégrer de formation parce que je ne suis pas formée. Donc en fait voilà : les recruteurs ne vous prennent pas si vous n'avez ni expérience ni diplômes, même pour un stage il faut deux ans d'expérience, et quand vous voulez avoir un diplôme, pour espérer juste entrer dans la formation, il faut déjà avoir des compétences. Bah les gars, faites tout en validation des acquis et puis voilà, hein.
C'est quand même fou de se dire que pour entrer dans une formation il faut être formé.
Les gars !... je cherche à apprendre, bordel de merde ! Je suis passionnée, motivée, intéressée : je cherche à apprendre, je serai la meilleure de vos élèves parce que la préparation mentale et comprendre et aider les gens c'est mon truc. Mais ils ne veulent pas m'enseigner parce que je ne sais pas déjà. C'est exactement ce qu'il se passe et c'est absurde. Du coup, je suis en colère.
Je suis en colère parce que OK le prof dans sa réponse à mon mail s'était montré très prudent, mais n'empêche qu'il laissait une petite porte à l'espoir. Et c'est dégueulasse de faire ça alors qu'à la fin évidemment qu'on sait très bien que je n'avais aucune chance. Je suis tellement en colère, que j'ai répondu au mail en disant que je me doutais un peu du résultat puisqu'il faut être déjà formé pour entrer dans une formation aujourd'hui. Ils en feront ce qu'ils voudront.
Je referme ce mail et je passe au suivant. Celui de la maison d'édition. "Gnagnagna on prend pas vos romans". Bon. À un autre moment j'aurais laissé couler, parce que baaaaaah ça aussi c'est évident puis bon façon ce n'est pas comme si c'était un objectif vraiment, c'est plus que du coup le mail est arrivé après celui du DU et je l'ai ouvert après et ça m'a un peu mis encore plus un coup par-dessus le coup. Surtout que sur le site il était écrit que les résultats tomberaient le 10 juillet, donc je ne m'attendais pas à l'avoir là...
Ces derniers jours je regarde pas mal de vidéos d'Esprit Dog sur YouTube parce que j'aime bien Tony. Au début j'ai juste cliqué sur une vidéo que YouTube m'a proposée et puis j'ai bien accroché. Ce qu'il fait avec les chiens "perdus", les cas d'agressivité où on se dit que y a rien à faire, ça m'a donné envie de devenir éducateur canin. Esprit Dog propose des formations, mais apparemment on ne peut pas exercer en France avec. Je viens de regarder les BP éducateur : ça dure 2 ans (comme si je pouvais vivre deux ans sur mes économies, haha...) et il n'y en a aucun dans mon coin dooooooonc je peux aller me faire foutre là aussi. En gros, bah j'ai pas d'avenir hein on ne va pas se mentir.
Parce que du coup : journaliste, c'est clairement pas pour moi, ça m'intéresse pas des masses, je m'ennuie, et je ne suis pas assez compétente ; quand je postule à des trucs culturels (j'attends une réponse là dans les prochains jours pour les Fêtes maritimes, on va bien se marrer), c'est non ; j'ai voulu entrer en Master préparation mentale mais l'une des années est en alternance et maintenant je suis trop vieille pour ça (et façon je n'ai ni une Licence STAPS ni une Licence de psyco donc même problème que pour le DU) ; j'ai voulu faire un truc avec une formation en conservation préventive, mais là la secrétaire te déconseille de prendre un boulot à côté parce que formation trop exigeante sauf que bah t'es gentille je ne peux pas vivre sur mes économies ; j'ai candidaté dans une Licence professionnelle patrimoine culture et naturel, j'ai été prise (hallelujah !) mais je n'ai pas pu y entrer car je n'ai pas trouvé d'alternance (on se souvient de l'épisode du Louvre, hein...) ; j'avais envoyé un mail au gars d'un DUT métiers du livre, il m'a dit qu'il y avait eu une réforme, que le DUT n'existait plus, que c'était maintenant un BUT et que du coup la version "en un an" pour les personnes en reconversion n'existait plus parce que pas possible de condenser trois ans en un seul... J'ai même contacté le centre régional de je-ne-sais-quoi qui est censé aider les gens à se reconvertir, on m'a dit : vous avez un Master, vous êtes trop diplômée on ne peut pas vous aider. OK, donc je peux aller me faire foutre.
Donc voilà. Je suis coincée. Pas de solution.
Je ne peux pas vivre sur mes économies pendant deux ans et monsieur ne gagne pas assez pour qu'on vive à deux sur son salaire donc un arrangement dans le genre n'est pas possible donc voilà, je suis juste bloquée et j'attends le jour où un recruteur se dira "tiens ! elle n'a pas les diplômes mais j'aime bien comment elle réfléchit et j'aime bien qu'elle vienne d'un autre domaine, je vais tenter". C'est-à-dire dans à peu près 1 000 ans.
Je ne peux pas vivre sur mes économies pendant deux ans et monsieur ne gagne pas assez pour qu'on vive à deux sur son salaire donc un arrangement dans le genre n'est pas possible donc voilà, je suis juste bloquée et j'attends le jour où un recruteur se dira "tiens ! elle n'a pas les diplômes mais j'aime bien comment elle réfléchit et j'aime bien qu'elle vienne d'un autre domaine, je vais tenter". C'est-à-dire dans à peu près 1 000 ans.
Je vais me renseigner vers L'École de la librairie, mais bon façon dans le coin y a pas trop de boulot en librairie et je sais pas si je peux créer ou reprendre une librairie, ça me paraît un peu trop dur quand même, puis je ne sais pas si gérer une entreprise est un truc qui me ferait vraiment envie... donc voilà, je suis coincée bloquée et comme en plus y a moyen que je me fasse virer par le repreneur de la radio parce que malgré ce que le groupe actuel nous dit en vrai y a aucune garantie sur les emplois, ben les prochaines années ne se présentent pas comme hyper réjouissantes...
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