Je ne peux pas vivre sur mes économies pendant deux ans et monsieur ne gagne pas assez pour qu'on vive à deux sur son salaire donc un arrangement dans le genre n'est pas possible donc voilà, je suis juste bloquée et j'attends le jour où un recruteur se dira "tiens ! elle n'a pas les diplômes mais j'aime bien comment elle réfléchit et j'aime bien qu'elle vienne d'un autre domaine, je vais tenter". C'est-à-dire dans à peu près 1 000 ans.
vendredi 3 juillet 2026
Les refus
Je ne peux pas vivre sur mes économies pendant deux ans et monsieur ne gagne pas assez pour qu'on vive à deux sur son salaire donc un arrangement dans le genre n'est pas possible donc voilà, je suis juste bloquée et j'attends le jour où un recruteur se dira "tiens ! elle n'a pas les diplômes mais j'aime bien comment elle réfléchit et j'aime bien qu'elle vienne d'un autre domaine, je vais tenter". C'est-à-dire dans à peu près 1 000 ans.
jeudi 7 mai 2026
L'ennui au travail
vendredi 24 avril 2026
La crise de larmes
vendredi 27 mars 2026
Les nouvelles... et l'amour
Chaque fois que je viens je dis que je dois plus lire vos blogs et chaque fois je ne le fais pas... faut dire en ce moment je suis assez fatiguée, je commence à accuser le rythme de se lever à 3h du matin, j'ai arrêté de mettre un réveil le week-end et me suis encore plus déréglée, donc je passe le week-end à larver et à ne rien faire. Le musée de la Marine ? Pas été non plus. Faut que je rentabilise ma carte d'adhérente des Amis du musée, pourtant ! L'autre raison de ma fatigue c'est que, euh... il y a un garçon. Et non, je ne me languis pas de lui toute la nuit en restant éveillée et en soupirant à la lune ; c'est beaucoup plus pratique que ça : il se trouve à plusieurs centaines de kilomètres donc nous ne parlons que par message (plus pour longtemps ! il vient quelques jours !) (là, je dois dire qu'il a autorisation de lire le blog, mais je ne sais pas s'il a commencé ou pas, mais je crois qu'il commence par la fin, donc il ne lira ça que dans loooongtemps – à moins qu'il ait déjà tout fini ?) et comme mes horaires de travail sont assez chiants mais qu'on a très envie de parler ensemble, on se retrouve à veiller tard ou se lever tôt ou les deux et s'épuiser (on dirait des ados, c'est assez terrible). Heureusement, décision prise de se montrer un peu plus raisonnable donc ça devrait aller (normalement (j'y crois moyennement)).
En fait, on parle sur Discord depuis plusieurs mois, la fin de l'été, et je lui ai plu sans trop le savoir et il m'a plu sans le savoir et sans que moi-même je le sache parce que identifier les émotions c'est un peu compliqué, encore plus des émotions jamais vécues avant, et puis je me disais que j'avais trop envie de vivre l'amour et que donc j'imaginais tout, mon cerveau imaginait tout et puis en fait non et puis donc voilà. Donc plein de sentiments assez nouveaux et étranges et perturbant et plaisant à la fois. Et je me doute bien que personne, commençant une relation, ne se dit "ce sera finit dans six mois", mais n'empêche que j'ai vraiment l'impression que c'est pour la vie, parce qu'on se correspond bien, se complète bien, et que je ne vois pas comment je pourrais tomber amoureuse de quelqu'un d'autre un jour dans ma vie. L'avantage de bien me connaître même si je n'ai rien vécu de ce côté-là c'est que je connais une partie de mes besoins, de mes limites aussi, et je pense vraiment que j'ai cette chance folle d'avoir rencontré la bonne personne du premier coup.
Pour le reste des nouvelles : ma lapine "découvre" parce qu'elle "est jeune" d'après la véto. Comprendre : elle mange le papier-peint, le tatami, goûte les meubles, a appris à tirer profit de mes nombreux angles-morts, renverse son eau plusieurs fois dans une même journée, mange les granulés de litière alors qu'elle n'est pas censée le faire, se fâche, s'en fout quand je l'engueule... en âge humain elle est censée avoir vingt ans. Je pencherais plutôt sur quatre. Je l'aime beaucoup même si je pense que elle ne m'aime pas, et je l'aime beaucoup malgré ses bêtises. C'est qu'elle a un petit caractère un peu difficile. C'est une petite despote, sans doute parfaitement convaincue que c'est elle la cheffe de la colonie.
Je n'ai toujours pas de nouveau travail, évidemment. Mon chef (des Ardennes, mais je l'appelle toujours "mon chef", et vu comme c'est parti je vais probablement continuer à l'appeler comme ça même quand il sera à la retraite et moi aussi) m'a demandé si je voulais faire le flash info pour la radio (sur mes heures de travail, du coup, puisque ce serait le flash info du matin, mais faut pas le dire) ; finalement ça ne s'est pas fait mais quand j'ai dit "mais quand j'aurai un nouveau travail je ne pourrai plus" il m'a lancé en vocal : "mais te connaissant je suis tranquille pendant deux ans !". Ça... résume assez bien la situation. Je ne sais plus si je vous ai raconté le coup de la médiathèque : je postule dans une médiathèque après avoir appelé pour savoir si c'est gênant que je n'ai pas de diplôme, ce à quoi me voit répondre que pas du tout, elle-même venant d'une reconversion regardera tous les CV ; je me dis que quand même ce serait bien que j'aille à la médiathèque au moins une fois pour, en cas d'entretien, pouvoir répondre sans mentir que "oui-oui, je suis déjà venue" donc j'y vais et surmontant mon trac je me présente et pose quelques questions auxquelles la dame répond très gentiment. Et puis, à la fin, elle me parle du nombre de candidature, me dit que mon CV n'est pas en haut de la pile, et me dit : "je vais vous donner le conseil qu'on m'a donné quand j'ai voulu me reconvertir : devenez bénévole".
Devenir bénévole dans une médiathèque, plusieurs médiathèques, pour montrer ma tête, me faire connaître, apprendre le métier (que donc on ne m'apprendra pas sur le tas en me payant) et puis obtenir un remplacement, puis un autre, et ainsi de suite jusqu'au premier CDI : "Moi, j'ai fait ça, ça m'a pris dix ans !". Ah. Alors première chose je n'ai pas dix ans devant moi ; ensuite, ça t'as pris dix ans il y a dix ans quand le monde du travail n'était pas celui-là ; et enfin, je cherche un travail, pas un hobby. Je crois que ce qui m'a achevée c'est quand même quand elle m'a dit qu'elle venait de la direction de centres de loisirs, qu'elle avait donc des compétences dans l'accueil de public, que ça n'a pas suffi et que moi, avec mes compétences de communication, d'accueil de public, etc. "vous voyez ça ne suffit pas non plus" comme si ce n'était pas elle la décisionnaire !! Du coup, comme "ça fonctionne beaucoup au bénévolat, ici", les médiathèques, je peux oublier. Je peux oublier à peu près tout, en fait. Parce que les emplois dans les collectivités territoriales, mis en ligne par obligation légale alors qu'ils ont déjà recruté quelqu'un en interne, c'est pas mieux.
Je suis (ou je me sens) un peu bloquée parce que ce n'était pas le plan. Le plan c'était que ça devait être plus facile de trouver du travail ici maintenant que je suis sur place. Pas de chance pour moi, j'avais oublié que j'ai la poisse, pour ce genre de choses. Donc je suis un peu bloquée là, dans un travail qui franchement n'est pas super épanouissant. Au moins, les patrons n'ont pas l'air de mettre des logiciels espions dans les PC, parce que l'autre jour alors qu'ils me faisaient quelques remarques sur mon flash pas assez bien fait, l'adjoint a dit qu'ils reconnaissaient "mon implication". Ah, mon implication...! Quand je joue à Pyramot ? quand j'envisage de faire les brèves pour mon ancienne radio ? quand j'écris un article de blog, ou peut-être quand je potasse mon bouquin de préparation mentale (ce que je n'ai pas fait depuis trop longtemps à cause de la fatigue, cf. le premier paragraphe de cet article) ? Cette implication-là, vous voulez dire ? Enfin bref. Au moins, j'ai trouvé une psy.
Ma nouvelle psy est vraiment chouette, pour l'instant je l'aime bien, elle comprend mes problèmes et elle ne fait pas que hocher la tête en souriant, pour me sortir "je ne sais pas" quand j'exprime un besoin : elle a des outils, des solutions, et ça me plaît, et ça c'est bien. J'ai besoin d'elle pour creuser des trucs et puis aussi parce que le moral fait un peu les montagnes russes. Pas d'un jour à l'autre mais disons qu'un micro-événement peut me jeter par terre et me mettre mal quelques heures (au lieu de quelques jours, ce qui est déjà une progression, que je dois à mon amoureux parce qu'il me rend sereine, en fait) et ensuite je remonte quelques jours avant de redescendre parce que je n'arrive pas à faire le ménage et que l'anxiété me paralyse et me fait me sentir nulle et inadaptée. Au moins je me tape moins souvent la tête. J'ai réussi à me retenir ce matin. En fait, je pense que sans mon monsieur j'irais vraiment beaucoup plus mal que ça. Genre, vraiment beaucoup.
Côté écriture j'ai fini mon Inktober (enfin !!) et je l'ai foutu sur Wattpad, je peux vous donner le lien si vous êtes intéressés, je crois que normalement il est possible de lire sans créer de compte en se mettant en navigation privée, j'avais fait comme ça il y a un peu plus d'un an, mais ça a peut-être changé depuis. Maintenant je suis en pause (et ça vaut mieux parce qu'avec mon niveau de fatigue je ne serais capable de rien, j'ai déjà du mal à lire alors écrire...) jusqu'à cet été où je commencerai l'écriture d'un nouveau roman ! Je n'ai pas encore trop commencé à réfléchir dessus, je me concentre plutôt sur la rencontre IRL avec mon amoureux, avec toute l'impatience, l'enthousiasme, et le trac que ça suppose.
J'espère que vous allez bien ! :D
vendredi 6 février 2026
La vie sans psy
Au début, je pensais que je pourrais tenir jusqu'à ce que la psy qui n'est pas dispo puisse me recontacter. Je me disais que de toute façon aucun psy ne m'avait tapé dans l'œil sur Doctolib et que je devais attendre, que grâce au manuel de prépa mentale j'ai des trucs pour m'aider. Mais force est de constater que les signes de "pas bien du tout" reviennent… Je me tape le front quand je n'arrive pas à gérer ma frustration ou plutôt ma tension accumulée d'être dans un boulot que j'aime pas et alors il suffit que je rate mon flash ou que le logiciel ne fonctionne pas pour que je pète un câble assez fort pour me niquer les cervicales. J'ai les tocs qui reviennent, aussi, sur si j'ai bien fermé la fenêtre de ma chambre avant de partir travailler et si le réveil est bien activé pour le lendemain, donc je l'éteins, je le rallume, je l'étais, je le rallume, je dis à voix haute que c'est bon, je vais aux toilettes, je reviens pour dormir et finalement je revérifie le réveil encore et encore, je ne peux pas m'en empêcher. Pourtant avec le nouveau câble (celui d'origine ayant été sectionné par une lapine uuuun peu trop curieuse et uuuuun peu trop prompte à tout goûter avec sa bouche remplie d'incisives acérées) quand il tombe il ne se débranche pas (je suis censée pouvoir mettre des piles pour le secours mais ça ne fonctionne pas, bref). Y aura un vrai problème quand j'aurais aussi un toc en m'essuyant après être allée aux toilettes et quand je vérifierai cent fois que la porte de l'appart' est bien fermée ; mais j'aimerais autant ne pas en arriver là.
Du coup j'ai recherché des psy sur Doctolib : une femme (parce qu'il y a des choses que je ne me sens pas de dire à un monsieur) ; méthode intégrative comme ma psy des Ardennes (et les psy qui disent juste dans leur présentation qu'ils offrent un "cadre d'écoute" sans rien d'autre c'est non, je ne veux pas papoter : je veux changer) ; et dont j'aime bien ce qu'ils dégagent sur les photos. J'en ai trouvé une sa présentation m'a fait pleurer. J'ai dit je la prends elle (haha…). Heureusement elle avait un rendez-vous pour mi-février (ensuite la plateforme m'a dit "ah non désolé quelqu'un vient de le réserver" alors j'en ai pris un beaucoup plus tard puis en revérifiant celui de février était toujours dispo donc je l'ai pris) donc ça va arriver vite et depuis je traverse ma journée en me disant : "ça, il faudra que je le dise à la psy, ah tiens ça aussi, puis ça". Y a du boulot, c'est moi qui vous l'dit !
Aujourd'hui ça va parce qu'avec une copine on s'est dit qu'on créerait bien une espèce de "nouveau Hellocoton", un "anti-réseau social" pour reprendre le temps, parce que les blogs c'était bien, quand on prenait le temps de lire les gens, de les écouter, d'écrire des commentaires de plus de trente mots, et qu'on ne s'excusait pas "du pavé" parce qu'un article faisait plus de cent mots. J'aime bien les projets même si ça fait peur, parce que j'aime bien créer. Alors aujourd'hui, ça va. Lundi aussi ça allait parce qu'un ami était dispo pour papoter alors on a beaucoup papoté et je n'ai pas vu le temps passer au travail. Sinon je m'ennuie, mon cerveau tourne en boucle. Y a rien d'intéressant là-dedans. Je ne suis tellement pas impliquée que quand l'autre jour le collègue à dit qu'il n'avait pas eu de réponse des athlètes pour les Jeux Olympiques je n'ai même pas percuté. Déjà je n'ai pas percuté que les Jeux Olympiques arrivaient, je n'ai pas fait de corrélation entre les deux informations, et je ne suis pas intervenue pour dire : "ils ne te répondront pas, les préparateurs mentaux conseillent aux athlètes de ne pas répondre aux journalistes avant les épreuves". Pas parce que je suis étourdie, non. Si j'avais été étourdie j'y aurais pensé dans la même journée. J'y aurais pensé en ouvrant mon bouquin de préparation mentale. J'y aurais pensé hier en lisant une brève sur les JO. Parce que je ne suis pas impliquée. J'y ai pensé ce matin, quand la dame de RTL a lu sa brève à elle, que j'étais dans mon lit, concentrée sur ce que j'écoutais, et j'ai percuté : "ben oui, il n'a pas eu de réponse, forcément !". Mais au travail non. Parce que je ne suis pas impliquée, ça ne m'intéresse pas, je m'en fous. C'est impressionnant de voir que mon cerveau est littéralement débranché. Puis hier un collègue parle d'une asso contre le harcèlement, la cheffe lui fait remarquer que c'est elle qui en a parlé en premier et qu'elle lui a envoyé un mail hier. Moi, j'étais saoulée. Parce que l'asso je leur en ai parlé quand la gamine s'est suicidée sur le RER. J'ai regardé : ça fait trois semaines. J'en ai parlé en conférence de rédaction, ça n'a pas soulevé les foules. Donc bon, puisque j'ai déjà du mal à être présenté psychologiquement et que quand je suis là ce que je dis on s'en fout, ben je vais encore moins faire d'efforts pour être là.
Je sens aussi que j'ai besoin de la psy parce que j'ai du mal à me coucher tôt : je n'ai pas envie d'être au lendemain alors je repousse l'heure du coucher et donc je dors moins bien, donc même après la sieste de début d'après-midi je suis fatiguée, donc pour écrire et avancer sur mon Inktober je dois écrire en prenant le PC dans mon lit, mais du coup je ne passe pas de temps avec mon p'tit lapin et je culpabilise de la laisser toute seule même quand je suis là (parce que je ne veux pas qu'elle aille dans la chambre parce qu'elle coupe le fil du réveil et le réveil je ne peux pas le déplacer, il n'y a pas de prise en hauteur, donc je suis un peu coincée). J'ai aussi mis des jours à lui prendre enfin un rendez-vous chez le véto parce qu'elle secoua la tête (je pense qu'elle a un truc dans l'oreille) alors que je sais que c'est vraiment horrible d'avoir mal à l'oreille ou d'être dérangée par un truc que je ne peux pas atteindre. Les rendez-vous médicaux je traîne toujours pour moi et ce n'est pas grave mais je n'ai pas le droit pour elle, je n'ai pas le droit d'oublier et de laisser traîner, ma pauvre louloutte. Donc elle a véto aujourd'hui (comme ça je parlerai aussi des poils des pieds qu'elle s'arrache, j'espère qu'elle n'a pas de pododermatite). J'aimerais mieux dormir pour pouvoir écrire depuis le bureau dans le salon et être là avec elle. Je recommence aussi à avoir du mal à faire le ménage, dans la cuisine ça s'accumule.
En fait, j'attends beaucoup de ce rendez-vous chez la psy, j'espère vraiment que cette fois c'est la bonne car je ne sais pas trop comment je vais faire sinon. Je ne sais pas non plus si je dois reprendre mes cachets ou pas, mais façon quand je me dis que ce serait bien je finis par oublier au bout de deux jours. J'aimerais vraiment retrouver une psy comme ma psy des Ardennes, qui me cadre et me guide sans que je m'en rende compte et qui pose les questions qui grattent. C'est ce que je dirais à la psy mercredi, si j'ose.
samedi 31 janvier 2026
Les objectifs
Quand je suis au boulot et que je n'ai rien à faire ou que je n'ai pas envie de travailler et que mes tâches ne pressent pas (ou, plus précisément, que j'ai décidé que ça pouvait attendre), je lis un manuel de préparation mentale. Hier j'ai commencé le chapitre sur le stress de sous-pression qui est en fait la démotivation (bonjour-c'est-moi). Pas de chance, d'après le bouquin je suis au stade 2, au stade où il est conseillé d'avoir un professionnel de la santé mentale et où les étapes proposées dans le livre ne sont pas suffisantes. Mais là où c'est bien c'est que je ne suis pas au stade 2 dans tous les domaines (par exemple je ne suis pas du tout démotivée dans l'écriture de mes trucs, au contraire, j'y prend beaucoup de plaisir et c'est un truc fort dans la liste de ce qu'ils appellent les "raisons d'être". Dans les étapes pour solutionner le stade 1 de la démotivation (où du coup la perte des raisons d'être (un travail, par exemple) peut avoir des effets négatifs sur les émotions, puis l'estime de soi, puis l'énergie et ensuite bim cercle vicieux, ils disent de se détacher de ses objectifs précédents pour en créer de nouveau, de se détacher de raisons d'être peut-être passées pour en construire de nouvelles. Là où c'est bien, c'est que j'ai l'écriture, donc un bon point pour moi (mais ils disent que quand il y a "peu" de raisons d'être faut en trouver d'autre, sauf que moi je suis une "obsédée" de l'écriture, d'après ma cousine xD).
Dans les chapitres précédents ils parlent des objectifs et de c'est quoi un peu un objectif bien fait et en fait après en rentrant chez moi je me suis dit que "changer de travail" n'a rien d'un objectif bien fait, dans le sens où c'est pas daté, c'est flou, tout ça, du coup c'est dur à atteindre, du coup t'échoues, du coup tu te trouves nul. Sauf que sur le changement de travail je ne peux pas franchement me dire "je vais trouver un travail canon d'ici 3 mois" parce que OK c'est daté et mesurable et tout ce qu'on veut, mais ça ne dépend pas de moi, en fait. Et en fait, un objectif clair et précis peut-être que j'en avais déjà un, puisque j'ai décidé d'économiser pour m'offrir l'accompagnement de reconversion d'Audrey de Slowin au printemps. Ça c'est daté, mesurable et atteignable et au lieu de le voir comme une bouée de sauvetage pour m'emmener vers un objectif plus grand je peux le voir comment un objectif à part entière. Après je me suis dit, j'ai ma lapine, aussi. Elle fait partie de mes raisons d'être. Je ne peux clairement pas tomber dans une dépression sévère et me suicider, parce que le temps qu'on trouve mon corps elle aurait le temps de mourir d'un arrêt de transit et ce serait horrible (et je ne peux pas non plus lui tordre le cou avant de me suicider, ce serait vraiment atroce et je pense que j'en serais incapable de toute façon) donc tout scénario qui se termine par la mort de Doudounette est hors de question, en fait : donc Doudounette est une raison d'être (et c'est quand même une raison d'être trop choupi-choupa avec ses grands yeux et ses immenses oreilles et ses bêtises aussi : son truc c'est d'aller piquer le pain dur dans le bac des biodéchets et de l'emporter dans son "terrier" pour pas que je lui reprenne).
Puis j'ai peut-être eu une idée de reconversion. Je me suis dit je pourrais me former via divers Diplômes universitaires pour à terme pouvoir accompagner des ados en difficultés (type PJJ, Aide sociale à l'enfance, classes SEGPA en collège, centres sociaux, tout ça) en faisant un partenariat avec les villes pour avoir accès aux médiathèques et leur faire faire un peu de radio aussi pour favoriser l'expression et tout. Je pourrais me former comme animatrice d'ateliers d'écriture, aussi, et en programmation neuro-linguistique, pour avoir tout plein d'outils pour les gamins. Je ne sais pas encore si c'est une lubie ou un truc sérieux, mais au moins pour une fois l'une de mes idées me semble atteignable et je ne me dis pas "je ne peux pas parce que la formation est trop longue alors je ne peux pas vivre si longtemps sur mes économies" ou "je ne peux pas parce que je suis trop vieille pour l'alternance" ou "je ne peux pas parce qu'il n'y aura pas de travail au bout". Pour une fois je me dis "je peux". C'est possible. À la condition que je change de travail, de préférence dans une médiathèque ou une librairie, ou un truc pour une commune qui me donne déjà accès aux bonnes personnes pour parler de mon projet de reconversion et pouvoir négocier certains trucs sur mes jours de congés (pour me permettre de suivre les DU qui sont sur deux jours par semaine).
Puis j'ai toujours des romans à écrire.
Et je me dis que tout ça mis ensemble, si j'arrive à me concentrer dessus plutôt que sur les trucs qui ne vont pas, me rendra le travail un peu plus supportable quand même. Hier j'étais tendue pendant que je faisais quelques courses, et comme j'ai eu la poisse et les déconvenues s'enchaînaient ça me tendait plus encore et peut-être que je serais tendue moins vite si j'arrivais à mieux me concentrer sur des objectifs positifs au quotidien et avoir l'impression d'avancer plutôt que de stagner et d'être bloquée. Mais ça, c'est facile à dire quand je suis reposée, que je viens de faire du pilates et que je suis détendue, et moins quand je dois me lever pour aller au travail alors que ça me saoule, que je n'ai pas envie, que ça ne m'intéresse pas, que...
Peut-être que je ne suis pas dans un vrai stade 2 de la démotivation, ou peut-être que je suis un peu forte mentalement quand même, parce qu'au début du bouquin quand il parle d'imageries et tout et parle de certains exercices en fait il y a des trucs que je fais déjà (sauf que moi je le fais dans les émotions négatives haha...) donc mon cerveau est assez fort, faut juste le faire aller dans le bon sens, mais comme ça fait des années (des années, vraiment) qu'il s'entraîne dans le sens négatif c'est assez compliqué de changer des connexions neuronales, quand même;
Et heureusement que je ne suis pas dans un vrai stade 2 de la démotivation, route toute tracée vers la dépression, parce que je n'ai plus de psy.
Je ne sais plus si je vous avais raconté la première psy que je suis allée voir. Elle ouvre la porte et ce qu'elle dégageait en IRL était complètement différent de ce qu'elle dégageait sur sa photo de profil, puis je venais de perdre 2 000 balles dans l'arnaque bancaire et j'avais besoin de réponses sur le pourquoi mais elle ne faisait que me dire "mais outre cette fraude qui vous préoccupe en ce moment, parlez-moi de vous" et OK c'est normal en première séance qu'elle veuille savoir qui je suis mais là tout de suite c'est pas le moment en fait y a plus urgent : j'ai besoin de réponses. Du coup, je suis allée voir une autre psy. Qui elle m'a donné des réponses et m'a dit à la fin de l'heure comme ma psy des Ardennes : "on s'arrête là pour aujourd'hui ?" et voilà et elle est trop belle, trop bienveillante, avec une voix géniale : j'adore cette psy ! Mais les fois d'après elle finissait sur "on s'arrête là ?" (ce que ma psy des Ardennes m'a dit en toute dernière séance avant que je déménage, elle) et elle ne faisait que m'écouter mais sans m'aider, sans me poser les questions qui grattent, qui obligent à réfléchir. Et la dernière fois je lui parle du fait que j'ai du mal à faire des efforts et elle me pose quelques questions et elle me dit des trucs comme "il faudrait peut-être des objectifs plus précis ?" oui mais même des objectifs précis ça marche pas, "et si vous essayez ça ?" etc. et elle me dit "alors vous avez besoin d'un élément extérieur pour faire des efforts" (un truc comme ça) et je me dis ah tiens, motivation extrinsèque, elle a mis le doigt sur un truc, alors je demande comment je fais pour ne plus avoir besoin de cadre extérieur et elle me répond en souriant "je ne sais pas...!" comme si je ne m'adressais pas à la bonne personne, comme si ce n'était pas son rôle de m'aider... alors j'ai parlé de banalités pour combler l'heure et à la fin j'ai dit que je reprendrai rendez-vous plus tard, et j'ai contacté la psy qui travaille dans le même cabinet que ma médecin traitante, sauf que pas de chance elle a une urgence familiale, a reporté ses rendez-vous, et reviendra vers moi quand elle pourra, donc pour le moment je n'ai pas de psy. C'est assez embêtant vu que je suis tendue et que je recommence à me taper la tête... Mais bon, je vais attendre comme ça, en appliquant quelques exercices de préparation mentale en attendant.
Voilà.
(Et bonne année !!
Nous sommes le 31 janvier j'ai encore le droit !!)
vendredi 26 décembre 2025
La déception
L'autre jour je suis tombée sur une publication sur Instagram de Mr. Skelly (le compte c'est 1924us et c'est tout en poésie et très chouette) qui demandait de résumer l'année 2025 en un mot. Et mon mot à moi c'est "décevante". Décevante parce que les étoiles avaient dit que ça devait être une année faste et vous savez on dit qu'il faut envoyer à l'univers de bonnes ondes pour qu'il nous le rende et qu'il faut être optimiste pour son karma, tout ça, que c'est pas en pensant que rien de bien va se passer que de bonnes choses vont se passer, qu'il faut y croire vraiment. Et j'y ai cru. Je me suis raccrochée aux prédictions des étoiles parce que ça me donnait quelque chose sur lequel appuyer un optimisme qui sinon m'aurait paru un peu… déplacé, un peu vain. Alors vraiment j'y ai cru. Et du coup, cette année me semble encore plus décevante. Au final, même quand j'y crois, il ne se passe rien.
Vous allez me dire que j'exagère, parce que quand même j'ai réussi à déménager dans la ville que je voulais et ça c'est quand même une sacrée victoire et c'est vrai. Quant au reste… j'ai une promesse de contrat d'édition mais pour le moment je n'ai rien signé alors d'ici à ce que l'éditrice change d'avis, tout est possible, ce ne serait quand même pas la première fois ; je n'aime pas mon travail ; j'ai perdu beaucoup d'argent dans une arnaque bancaire ; une de mes lapines est morte suite à sa stérilisation il y a quinze jours ; je ne trouve pas de nouveau travail et pire quand je crois avoir la chance de postuler sur le fil à une offre que je découvre tout juste la personne qui reçoit mon mail m'apprend qu'en fait sous l'avalanche de candidatures intéressantes les soumissions ont été fermées une semaine plus tôt. Quant à rencontrer l'amour (oui, parce que l'année faste c'était vraiment faste sur tous les plans) on n'en parle même pas : j'ai mal au genou (rendez-vous pour une écho le 2 février, je crois (je n'ai pas noté…)) donc je n'ai pas repris l'aïkido donc je n'ai rencontré personne. Au final j'ai tellement la poisse qu'en guise d'année faste les étoiles ont mis toute leur énergie à me faire déménager et qu'il ne restait plus de jus pour le reste.
En parlant d'amour ça me fait penser que je suis allée voir Zootopie 2 au cinéma (si vous ne l'avez pas fait, faites-le, il est super !) et la première fois la scène à la fin où Nick et Judy se disent ce qu'ils ont sur le cœur m'a rendue triste parce que moi je n'ai personne qui soit "la personne la plus importante de ma vie", personne dont je sois vraiment proche, en fait, ce serait même plutôt tout le contraire : à chaque fois je crois être proche de quelqu'un, que je suis importante pour cette personne autant qu'elle l'est pour moi et à chaque fois je finis par découvrir que ce n'est pas le cas, que je ne suis pas la confidente, pas celle avec laquelle on parle, tout juste la bonne copine, on rigole un peu, on s'apprécie, on se parle de nos vies et puis c'est tout. On se parle de nos vies, parfois de sujets personnels un peu sensibles, mais pour ces personnes ça ne signifie rien et à la fin, du jour au lendemain, elles peuvent arrêter de me parler sans même ouvrir mes messages, sans que je comprenne le pourquoi du comment (je veux dire, OK, y a des gens vraiment occupés, mais ces personnes ont quand même du temps pour les gens qui leur importe donc elle a bon dos l'excuse du manque de temps, à un certain moment c'est juste que si on arrête de me parler on ne trouve pas de temps pour moi parce qu'il y a toujours mieux à faire, parce que je ne suis pas prioritaire, et dans le fond ce n'est pas grave mais est-ce qu'on pourrait avoir l'honnêteté de dire : "je ne souhaite pas parler avec toi" plutôt que "je n'ai pas le temps" ?).
Et en prévisualisant l'article je regarde le nombre d'articles publiés cette année, et l'année dernière, et l'année d'avant, et ça va en diminuant et me rappelle que j'abandonne ce blog alors que j'aime bien parler ici, et lire vos blogs, j'en ai perdu l'habitude, je ne sais plus quand j'ai basculé dans une faille temporelle. Pourtant les blogs sauveront l'humanité. Sans déconner. Sur les réseaux sociaux tout va vite : nombre de caractères limité, nombre de secondes dans une vidéo limité, il faut tout faire vite, allez à l'essentiel, on ne prend pas le temps d'écrire et on ne prend pas non plus le temps de lire, de chercher à se comprendre, se reconnaître, et il faut préserver ces espaces où on peut écrire des pages et des pages et des pages et où les lecteurs viennent se poser et prendre le temps de lire. J'ai hâte que les blogs redeviennent à la mode, que les gens se souviennent comme ça fait du bien aussi de juste se poser pour lire d'autres personnes, papoter tranquillement, prendre le temps de comprendre les vies des gens, leurs arguments, leurs positions et leurs valeurs et vraiment rencontrer au lieu de passer vite fait sur une publication rapide. Enfin bref. Je vais essayer d'écrire plus souvent ici. Je délaisse aussi mon cahier des émotions alors je dois avoir un problème avec l'écriture personnelle, en ce moment, le fait de m'écrire moi. Je ne sais pas pourquoi. Parce que c'est un peu vain, peut-être, parce que je ne vois pas bien qui ça pourrait intéresser dans un monde rapide et bancal, tout noir ou tout blanc, où quand tu prends le temps d'expliquer des gens arrivent encore à te répondre sur trois lignes qu'ils ont lu en diagonales (je fais référence à un vieux souvenir d'il y a quelques années, quand Twitter s'appelait encore Twitter, j'avais écrit un article sur je-ne-sais-plus-quoi, les relecteurs de romans qui traquent les discriminations et mauvaises représentations, je crois, et j'avais mis le lien sur Twitter : une personne a commencé à me répondre, tout en disant qu'elle n'avait pas lu l'article : eh bien, lis ma pensée de bout en bout avant de l'ouvrir, enfin… je ne sais pas. Bref.).
J'ai repris mes cachets mais un jour je les prends, un jour je les oublis, un jour j'y pense et un jour non… ce n'est pas trop la fête. J'ai du mal à être optimiste. Une amie m'a dit, quand je lui ai parlé de ce poste aux candidatures fermées plus tôt, que c'est simplement que je ne devais pas être là, que ce n'était pas le moment pour moi. Quand j'étais lycéenne, je me rassurais beaucoup avec ce genre de paroles. "Si je n'ai pas eu ce stage c'est qu'il y a mieux pour moi ailleurs.", "Je l'aurais la prochaine fois." etc. Aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à accepter. Parce que ça fait presque quinze ans. Quinze ans que ma seule échappatoire pour me remonter le moral, c'est ça. "Ce n'était pas le bon moment, la prochaine sera la bonne." Sauf que la prochaine n'est jamais la bonne. Je quitte un boulot où je m'ennuie pour un autre boulot où je m'ennuie. J'essaye de rencontrer des gens et ça ne marche quand même pas. Je me doute bien qu'une partie du problème vient de moi, mais je n'ai pas trop identifié quoi, encore. Alors je me dis qu'il n'y a pas de place pour moi. Même dans une ville qui me plaît il n'y a pas de place pour moi. Même quand je rencontre des gens, que je me fais une bande de copines, au final ça explose et la réponse c'est : "il faut tourner la page". Ah bon. Comme ça. Comme si ça n'avait pas existé, en fait, comme si on n'avait jamais été copines ? Mais peut-être que ces filles n'ont jamais été mes copines, tout juste des "potes", des camarades et puis voilà, un cercle de circonstance et que personne ne s'illusionnait dedans. Sauf moi. Parce que je cherche une place, et qu'il n'y en a pas. Il n'y en a jamais. Ce n'est jamais mon tour de trouver la bonne opportunité professionnelle, jamais mon tour de gagner les concours d'écriture, jamais mon tour de rencontrer des gens qui deviennent des amis super proches…
Quand il y a eu cette scène, entre Nick et Judy, je me suis dit qu'en fait, ce que je recherche, ce n'est pas un amoureux, que l'amoureux c'est le symbole mais qu'en fait je recherche de la complicité. Quand tu devines ce que l'autre pense juste avec un regard, quand la personne peut dire de toi "elle me connaît bien" et vice-versa. Mais ça, ça marche pas dans les relations à distance parce que la complicité se tisse dans la proximité physique, aussi, dans le fait de faire des trucs ensemble, de partager des moments "bêtes" comme juste marcher en ville, aller boire un verre, etc. Alors j'ai des super amis que j'ai rencontré en ligne ou gardés de la fac, mais les messages à distance c'est différent. C'est un lien différent. Et au final je n'ai pas de personne "plus importante de ma vie" et je ne suis la personne la plus importante de personne, et je trouve ça un peu triste, à presque trente ans. Au collège y avait des gens qui se connaissaient depuis des années, au lycée, aussi ou bien qui ont été proches assez vite, et moi j'ai regardé tout ça passer… Alors c'est forcément un peu ma faute, avec mon sale caractère je ne suis quand même pas très engageante quand je râle et tout… mais j'aimerais bien des fois que quelqu'un puisse voir ce qu'il y a derrière aussi, et qu'il m'arrive de montrer aussi.
Je n'ai jamais fait de bilan de fin d'année parce que j'ai toujours vécu mes années en année scolaires de septembre à août et du coup j'ai toujours eu du mal à prendre l'unité "année civile" pour en tirer quelque chose. Cette année, parce que j'avais beaucoup d'attentes, je pense, et aussi parce que peut-être j'ai pris un nouveau travail alors que la rentrée scolaire était passée, je ne sais pas, mais surtout parce que ça devrait être une "année faste" alors j'ai été attentive, j'arrive à voir 2025, l'année civile, et je suis déçue. Je n'aurai pas dû m'attendre à quoi que ce soit, ça m'aurait permis d'être vraiment contente d'avoir déménagé et de me dire "une marche après l'autre, maintenant que je suis là je peux trouver autre chose" et ce genre de conneries, comme la meuf d'une publi Insta que j'ai vue avant de commencer l'article (mais je l'avais entendu ailleurs avant) qui disait : "tu as vécu une année dure mais tu es encore debout, tu as réussi à passer les difficultés" et blablabla c'est creux, vide, et sans intérêt. Ouais, je suis toujours debout dans ma médiocrité et dans mes échecs, enfin non, même pas des échecs, parce que "échec" ça suppose d'avoir essayé alors que moi, de toute façon, que j'essaye ou pas, que j'y crois ou pas, il ne se passera jamais rien. Je devrais probablement laisser tomber et accepter de juste traverser le truc comme ça sans chercher à changer ce qui ne me plaît pas, mais je n'y arrive pas, j'espère quand même, j'essaye quand même des trucs, de postuler, d'y croire, tout ça. Mais bon. Hein.
Donc 2025 était comme elle était, morne. Et 2026 sera probablement pareille. Comme toutes les prochaines années à venir. Je vais partir sur 2026 sans regarder l'astrologie, ça m'évitera d'avoir des attentes démesurées pour ma personne. Les filles comme moi n'ont pas "d'années fastes" où tout se passe bien et plein de trucs se débloquent. On va laisser ça aux gens cool. Je vais juste, pour 2026, essayer de me démerder comme je peux et de traverser le truc un peu comme ça et on verra où ça mène. Et je sais que franchement, y a pire dans la vie (sans même parler des guerres, etc.) et que c'est un peu déplacé de me plaindre, mais tant pis, c'est mon sentiment du moment… ça passera probablement à un moment où à un autre, ou plutôt ça va être un peu enterré par autre chose mais sous-jacent et puis voilà.
Vous avez des attentes en 2026, vous ?
lundi 10 novembre 2025
Et c'est r'parti pour un tour !
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| Source – Nikolett Emmert |
Voilà. Je vais attaquer aujourd'hui ma deuxième semaine de boulot, avec des heures différentes parce que deux collègues sont absentes pour deuil donc on a dû réorganiser la rédaction, et je me fais déjà chier. Le boulot m'emmerde, ça m'intéresse pas, y a pas de challenge, pas de créativité, rien de ce qui me plaît et en plus si j'ai pas d'interview/point presse à faire ben en fin de journée (qui est entre 10h et midi, pour moi) je me fais chier comme un rat mort. Donc j'ai recommencé à chercher du travail vendredi. J'ai pris comme un signe une offre à la médiathèque qui se terminait le jour même et une autre dans une librairie à quelques kilomètres publiés la veille. Mais bon y a eu tellement de "signes" dans mes recherches d'emplois que je devrais juste arrêter de raisonner comme ça. J'ai fait ce que j'ai pu dans ma candidature, j'ai expliqué pourquoi je partais déjà de la radio, on verra bien. J'ai pas trop d'espoirs, en vrai. Puis alors compter sur l'année faste, tu parles ! La banque me dit merde, je vais essayer de les rappeler mais bon… pas ne nouvelles non plus de la caution de mon ancien appart' donc je vais devoir appeler aussi. Ça me fait un peu chier.
En fait, ce matin je me suis demandée si, dans le cas où j'arriverais à changer de travail, s'il ne me convient toujours pas et que je m'ennuie, je ne devrais pas juste accepter le fait que je m'ennuierai dans tous mes boulots. En Master 2 ils nous avaient dit : "vous allez voir, cette année ça va être dur", j'ai traversé le truc sans me sentir surchargée (bon, faut dire, j'ai pas branlé grand-chose non plus) ; en stage à l'armée de Terre, pareil, j'avais rien à faire : je pense que clairement ils n'avaient pas besoin d'un stagiaire, il leur aurait suffit de réorganiser le travail des deux alternants, et ils ne pensaient pas que je travaillerais "si vite" donc je me suis vite retrouvée avec rien ; dans les Ardennes j'ai fini par m'ennuyer aussi ; et ici ça fait une semaine et je me fais déjà chier comme un rat mort, ascendant ça-me-pète-les-couilles, donc bon c'est peut-être juste qu'un boulot où on ne se fait pas chier, où je ne me ferais pas chier, ça n'existe pas. D'un côté je me dis que mon cerveau peut faire beaucoup plus, d'un autre côté je n'ai toujours pas repris mes leçons de hiéroglyphes et de préparation mentale. J'écris, et je lis, et je regarde des anime. Je n'arrive pas à faire des efforts. (J'ai peur de réussir ?) C'est de ça dont je devrais parler à la psy la prochaine fois (c'est jeudi). Jeudi j'amène aussi les mim's chez le véto. Je crois pas que y ait d'abcès dentaire : c'est juste la petite qui fait sa puberté et croque dans tout ce qui lui passe sous la main. La grande la poursuit pas mal, preuve que les ados font tout le temps chier tout le monde x) vivement la stérilisation, c'est moi qui vous le dit !
J'ai du mal à reprendre le pilates, aussi. Ce matin en me brossant les dents je me suis dit que je me ferais bien une séance mais j'ai renoncé parce que quand j'essaye alors que je suis triste, je me braque quand je n'y arrive pas, j'arrête la séance au milieu et je me sens encore plus nulle qu'avant la séance, donc j'ai décidé de me prémunir de ça.
J'accepte (enfin, le processus est en cours) que les ponts soient coupés avec certaines personnes, et que ce ne soit la faute de personne, juste un mélange de quiproquo et de traumas perso des deux côtés et puis c'est comme ça et puis c'est pas grave. Y a d'autres gens sur Terre (c'est assez cruel de dire ça, si ces personnes passent par-là c'est pas gentil pour elles, mais à la fois c'est vrai dans le sens où ça ne sert à rien de s'accrocher à quelqu'un qui ne veut plus vous parler).
Donc voilà, je cherche du travail. Médiathèques, librairies, musées, j'en sais rien. Radio asso si c'est un poste dédié à la culture et aux partenariats, je pense que ça pourrait me plaire. Mais sinon… Va peut-être falloir que je considère sérieusement d'intégrer un Master de conservation en musées ou de préparation mentale et de vivre sur mes économies un ou deux ans. Mais ça fait de l'argent en moins pour acheter un appart' et c'est stressant, parce que rien ne dit que je trouve un boulot à l'autre bout. Bon, façon les inscriptions ne sont qu'en avril donc il me reste du temps pour réfléchir à la question. Mais bon… On verra. Je me dis si j'intègre une librairie les moments où je me fais chier je peux lire et prétendre que je travaille, c'est pratique xD
mercredi 22 octobre 2025
La vie hors des cartons
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| Source – Ketut Subiyanto |
vendredi 29 août 2025
L'année faste
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| Source – Valérie Sutton |
mercredi 16 juillet 2025
Quelques nouvelles...
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| Source – je n'ai pas trouvé le photographe sur le site… |
Ça fait vraiment une éternité que je n'ai pas pointé mon nez ici et en fait je me rends compte que ça m'a vraiment, vraiment manqué. Mon temps, mon énergie et ma concentration sont partis dans des fluctuations émotionnelles assez intenses et assez dures à vivre, et puis dans mes lapines aussi puisque finalement je n'ai pas pris de chien (je suis allée à une balade organisée par une asso mais le chien et moi n'avons pas accroché et puis c'est beaucoup de contraintes et puis… et puis l'asso qui me dit, alors que le chien était à ce moment en famille d'accueil chez une personne qui possédait quatre ou cinq chiens et faisait trois balades par jour, que ce n'était pas grave si moi je ne pouvais lui en proposer que deux et qu'il serait seul à la maison… mais moi je considère que si, c'est grave, parce qu'il est habitué à autre chose et ma vie ne correspond pas à ses besoins, bref) mais des lapines. Assez dur là aussi parce qu'une des petites petiotes a eu un accident dans une phase de jeu ou bien en sautant du bord de la fenêtre et je l'ai retrouvée toute molle un soir, elle me glissait encore les mains comme un slime, elle a convulsé plusieurs fois au retour du véto et s'est mise à bavouiller sur ma jambe… alors retour chez le véto qui la gardait pour la nuit et puis elle est morte… après j'ai voulu attendre le possible déménagement (finalement je n'ai pas eu le poste) pour prendre un autre lapin et donner un compagnon à la Fripouillette (je vous, rassure, c'est pas son nom officiel, mais il lui va vraiment bien ! xD) mais je voyais bien qu'elle en avait vraiment besoin maintenant alors retour chez un éleveur et hop, y a à peu près un mois la Dondinette (toujours pas son nom officiel : c'est parce qu'elle est grosse comparée à Fripouillette alors je l'appelle ma grosse dondon d'où Dondinette) a débarqué. Au bout de quinze jours même pas elle sautait par-dessus son enclos alors qu'elle n'a vraiment pas l'air dégourdie pour aller renifler de plus près la petite. Évidemment, la petite voulait défendre son territoire alors que 700g contre plus de deux kilos elle n'avait aucune chance et s'en est suivi une baston en règle à cinq heure du mat' suivie de deux ou trois semaines de galère, Fripouillette voulant défendre son territoire, Dondinette voulant le conquérir. Bon, maintenant, elles sont copines. Dondinette a recommencé à être un peu agressive ces derniers jours et s'est mise à me bouffer les boiseries du bureau, donc là elle revient de chez la véto avec les ovaires en moins. La partie difficile commence pour moi : je dois surveiller la plaie pendant dix jours. Sachant que le jour où j'ai vu une photo d'une suture je me suis mise à imaginer le lapin de la photo dans le bloc, ce qu'on lui avait fait, les sensations que je ressentirais à sa place… et j'ai fait un malaise vagal, mon chef m'a retrouvée dans le couloir de la radio les bras écartés à me tenir aux murs pour pas tomber. Voilà-voilà. (Bon évidemment je ne lui ai pas dit que c'était pour ça et que j'étais en train de ne pas travailler, hein.)
Le poste que je vous évoquais plus haut, je ne l'ai pas eu. C'était un poste de vendeuse dans une boutique indépendante de Pont-l'Abbé avec de la route à faire le matin en voiture, des horaires imposés et une coupure de deux heures au milieu de la journée, un salaire au SMIC, et finalement beaucoup de compromis à faire. Je passe trois quart d'heure à essayer de rassurer la responsable au téléphone parce qu'elle avait peur de prendre quelqu'un qui n'aimait pas la vente, vu que y a quand même beaucoup de boulot. J'ai un entretien ensuite en visio avec elle et son mec qui est aussi son co-gérant. Le gars. Mandieu. Le vieux boomer par excellence. À la fin, il me dit que c'est terminé, qu'ils me tiendront au courant machin et il me lance : "mais c'est dans les deux sens, si vous ne voulez plus candidater il faut nous le dire c'est dans les deux sens ; nan parce qu'on ne traverse pas la moitié de la France [alors déjà revoie ta géographie : la France entière] pour l'aventure, je vois sur votre CV que vous êtes fan de fantasy, vous voyez ce que c'est l'aventure, on ne traverse pas la France pour l'aventure, il y a la réalité derrière [dit le Parigot installé en Bretagne]". Alors j'ai dit "oui-oui" en pensant "mais whaaaaat ??" et j'ai attendu quelques jours. La réponse ne venant pas j'ai envoyé un SMS à la dame. Qui m'a dit qu'elle était désolée, que ce n'était pas moi qui avait été choisie, qu'elle avait été absente quelques temps et que ses collaborateurs (elle a une employée, aussi) n'avaient pas pris le relais. Bon ben, là, la remarque de son mec, elle se l'est mangée, hein. J'ai répondu que c'était dommage que ses collaborateurs n'aient pas pris le relais alors que son co-gérant avait insisté sur le fait que c'était dans les deux sens. Tu prends les gens de haut et derrière tu tiens pas ton engagement donc… ouais, elle se l'est mangé dans les dents. J'avais conclu par un petit mot gentil où je lui souhaitais tout plein de réussite pour sa boutique machin, elle m'a pas remercié : elle n'a juste pas répondu, je crois qu'elle n'a pas aimé se manger ma remarque. Mais bon en même temps… hein.
Mais c'est pas grave parce que demain j'ai un entretien pour un poste intéressant, dans la bonne ville, avec un salaire un peu au-dessus du SMIC (en fait au niveau de ce que je gagne maintenant avec mon SMIC et mes alloc' et comme normalement j'aurais quand même encore droit à la prime d'activité ça devrait me faire une petite centaine d'euros en plus par rapport à aujourd'hui et ça va me faire vraiment du bien), où je ne serais pas obligée de prendre la voiture pour aller travailler donc je pourrais lire dans le bus mes National Geographic (si vous saviez le retard que j'ai…!) ; c'est une radio mais je n'aurais pas à prendre l'antenne : je gèrerais les ateliers avec les structures extérieures, donc c'est de la radio sans être de la radio et c'est cool. J'ai vraiment hâte de pouvoir revenir vivre dans une grande ville et aussi me rapprocher de la mer. J'aimerais adhérer aux Amis du musée de la Marine et peut-être proposer un truc à une radio asso et à la Société nationale pour les phares et balises autour des phares, ça pourrait être super intéressant. J'ai envie d'apprendre plein de trucs sur la mer et tout. L'entretien est demain, j'y allais jusque-là assez détente, mais hier j'ai eu un gros coup de moins bien. Parce qu'après tout ils doivent avoir au moins une dizaine d'autres entretiens, puis c'est un peu une imposture, ma candidature, parce que je n'ai pas mené tant d'ateliers que ça, au final (j'en ai proposé beaucoup, mais les Ardennes c'est particulier et les gens ne reviennent jamais vers toi, puis bon c'est vrai aussi qu'une radio au milieu de la cambrousse, faut payer le car pour convoyer les mômes, ça plombe les budgets). Enfin bref. Gros coup de moins bien hier, avec larmes et compagnies (d'ailleurs Dondinette a peur de moi quand je pleure donc n'attendre aucun réconfort des lapines – Fripouillette en avait juste rien à foutre). Là je ne sais pas trop. J'étais plutôt concentrée sur la stérilisation (ma pauvre Dondinette n'est toujours pas sortie du panier où elle reste cloîtrée…). Mais il faut vraiment que j'aie ce poste. Au travail, je pensais que ça irait mieux quand je raccrocherai l'antenne, que je n'aurais plus de directs à faire, et que je pourrai seulement monter les feuilletons qu'on a enregistrés il y a plusieurs mois. J'ai commencé hier, et presque pas avancé. Je me fais chier comme un rat mort, alors que le montage j'aime beaucoup et je suis très forte (sans déconner, si vous voulez lancer des podcasts ou que vous avez quelqu'un dans votre entourage qui veut lancer des podcasts et n'a personne qui s'y connait pour le montage appelez-moi, si je suis dispo à ce moment-là ce sera avec plaisir que je filerais un coup de main). Je n'en ai plus rien à foutre, de ce que je fais. Et quand j'imagine reprendre en septembre ça me fous l'angoisse. J'ai commencé à chercher du boulot dans ma ville au cas où je n'aurais pas Brest…
Côté écriture, là, je suis en pause pour quatre ou cinq semaines. Ce week-end j'ai fini un petit roman un peu comme ça et aussi une nouvelle pour un appel à textes, j'ai aussi soumis le manuscrit fini à une maison d'édition pour un concours. Au final, depuis que j'ai envoyé Roman 5 en bêta-lecture, j'ai gardé la même intensité sur d'autres projets alors que d'habitude je fais ma pause à ce moment-là en attendant le retour de bêta-lecture, donc en gros ça fait environ dix mois que je n'ai pas eu de pause d'écriture. Là, je n'en peux plus. Au moment où je décidais de prendre ma pause, l'amie qui bêta-lisait me rendait son travail. Tu parles d'un timing, toi ! Eh bien pour vous dire je ne me sentais même pas capable de corriger (alors que, vraiment, j'adore corriger). Donc j'ai dit je prends ma pause quand même. Donc voilà. Lundi j'étais K.O. J'ai passé la journée concentrée sur mon truc. Samedi, dimanche et lundi en tout j'ai écrit environ 25 000 mots, et 10 000 mots c'est environ vingt-cinq pages Word en Time New Roman taille 12. J'ai mérité ma pause.
Je vous disais, financièrement ça devient compliqué. Ça fait bien quatre mois que je n'ai plus rien mis de côté (alors que franchement je ne suis pas dépensière, ça fait quatre ans que je n'ai pas acheté de vêtements, par exemple et autant que je n'ai pas changé de téléphone – et encore j'avais récupéré gratuitement celui de ma sœur). Ce mois-ci je devrais pouvoir. Je tablais sur trois cents mais ça sera plutôt deux cents à mon avis. Ce qui est toujours mieux que rien. En plus hier j'ai racheté du foin et ça m'a mis une petite angoisse parce que mon foin habituel a été sorti de la vente. C'était un paquet de trois kilos que j'achetais 15,99€ et là j'ai dû prendre deux sacs de 1,5kg chacun pour 22,98€ sachant que les derniers trois kilos les "moissonneuses-batteuses", comme les appelle un ami, les ont mangé en une semaine !! Donc comme le nouveau proprio de l'immeuble est gentil et a accepté de me laisser la clef du portillon qui mène au jardin au pied de l'immeuble qui va avec des appartements non loués je vais pouvoir cueillir de l'herbe (et comme personne ne s'en occupe elle est giga haute c'est génial même si le liseron bouffe tout, c'est impressionnant) ça fera redescendre la quantité de foin ingurgitée. Et en fait ce qui m'angoisse dans cette histoire d'argent c'est que je vais en pomper beaucoup pour le déménagement (haha…) et encore plus pour un apport pour acheter un appart' (à la fin je serais gagnante parce qu'un appart' pour lequel j'ai 600 euros de mensualités avec ma banque je l'aurais loué à 900 donc clairement je ne l'aurais pas loué…), et si je n'arrive pas à reconstituer mes économies ça va vraiment devenir difficile… C'est pour ça aussi que je pense de plus en plus auto-éditer mes romans parce que même si ça va me coûter 3 000 euros, y a moyen que ça me rapporte un peu d'argent (enfin, les probabilités veulent plutôt que je perde définitivement tout cet argent : c'est un pari qui m'angoisse). Donc l'argent en ce moment c'est le nerf de la guerre…
J'ai de plus en plus mal au genou gauche. Au début c'était que quand je le pliais, maintenant c'est un peu tout le temps, quand je tends ma jambe, quand je conduis, quand… je ne suis toujours pas allée chez le médecin parce qu'il a augmenté ses tarifs sauf que l'assurance maladie rembourse pas plus et comme l'argent m'angoisse en ce moment je préfère ne pas y aller. Pour essayer de limiter les dégâts j'ai voulu vendre des trucs sur Leboncoin mais j'ai pas de chance : je mets l'annonce pour un bouquin vraiment tout neuf tout beau, deux jours après la Dondinette me l'a croqué… autant dire que maintenant il ne partira plus… aujourd'hui un mec l'a acheté, je lui ai expliqué, envoyé des photos, et bien sûr il a dit qu'il n'en voulait plus… j'en ai profité pour mettre l'annonce à jour et baisser drastiquement le prix, mais bon… Il va finir en boîte à livres.
Des fois je suis un peu frustrée de me dire que j'ai essayé depuis deux ans et demi de changer de boulot, de changer de branche, d'intégrer des formations en sport, en librairie, en conservation pour finalement échouer à dégoter une alternance, ou bien tomber sur des formations qui n'existent plus ou pour laquelle les créneaux d'entretien tombent sur mes heures de boulot, et que finalement le poste qui va peut-être me faire enfin quitter les Ardennes c'est un poste en radio. Il m'intéresse vraiment pour de vrai ; j'adore faire des ateliers radios, mais je trouve ça un peu cynique quand même.
Vous vous souvenez l'année du Serpent de Bois était censée être une année faste pour le Rat et l'astrologie occidentale disait aussi que ce serait une chouette année pour le Lion. Nous voilà à plus de la moitié de l'année et pour le moment rien ne s'est passé. Pas de job, pas de mec, pas de déménagement, pas de roman publié, et pas de chiffres gagnants au Loto (j'ai gagné 24,90€...). Il reste encore du temps avant le 31 décembre 23h59 mais bon… j'attends.
Et pendant que j'écris tout ça la Dondinette n'est toujours pas sortie de sa cachette, pauvre p'tite choupinette.
Je vais essayer de rattraper la lecture de vos blogs mais ça fait tellement longtemps je ne vous promets rien ! Les derniers articles pour me mettre à jour ce sera déjà pas mal ! D'ailleurs vous pouvez aussi me faire un petit mot pour me mettre à jour des trucs importants que j'ai ratés !
En vrai… j'allais dire en vrai ça va mais je n'en suis pas si sûre. J'ai arrêté les anti-dépresseurs parce que je n'en ressentais plus le besoin parce que les lapines me tiennent dans le présent et pendant un long moment je ne pouvais plus ruminer puisque j'étais en interactions avec elles, mais je ne sais pas si ça va tant que ça. Le soir des fois j'écris dans le cahier des émotions et un soir je n'ai pas pu ouvrir mon flacon d'encre pour remplir mon stylo (oui parce que j'ai une cartouche rechargeable) (ah ça y est la Dondinette a mis le nez dehors) et vraiment avec l'encre séchée c'était tout collé alors je me suis fait des ampoules à la main (je l'ai vu que le lendemain) et ça m'a mise dans tous mes états avec envie de jeter la bouteille, de me frapper, j'ai pleuré d'impuissance… vraiment je ne crois pas que ça aille si bien mais pour le moment ça tient à peu près, avec des périodes où ça descend vraiment dans les tréfonds pendant quelques jours et après ça va mieux. Je pense que si je n'ai pas le poste, j'atterris au fond du trou au moins jusqu'à être en vacances. Faut que ça le fasse – j'ai appris en lisant mon manuel de prépa mentale que "il faut que" c'est pas bon signe pour une performance, c'est plutôt un signe d'estime de soi pas stable (ce qui est assez logique puisque l'estime du coup n'est conditionnée qu'au résultat d'un seul moment). D'ailleurs ça me fait penser que j'ai fait l'exercice d'Audrey de Slowin sur qui j'admire, pourquoi, et quoi faire pour m'en inspirer, sauf qu'au lieu de me motiver ça m'a déprimée parce que c'étaient des trucs que j'ai déjà essayé cent fois (me remettre au pilates, apprendre sérieusement mes hiéroglyphes…) et jamais ça marche, toujours je lâche, parce que je suis trop fatiguée, que je comprends rien et que je me dis que j'y arriverai jamais, que… faudrait que je trouve des moments où je peux faire tout ça et que ce soit des moments qui ne peuvent pas être bouffés par l'écriture quand je ne suis pas en pause, par exemple avant de me coucher le soir, mais je suis vraiment crevée, ça ne tient jamais longtemps… je pige que dalle, je suis vraiment un boulet… rien que d'en reparler là ça me met mal (mais au moins ça détourne mon attention de la Dondinette à mes pieds allongée sur mon tapis en laine et de son ventre qui tient à quelques points de suture… j'ai pas encore fait de malaise vagal mais y en aura au moins un dans les dix jours, j'ai pas regardé sa plaie, encore…). Donc voilà, ça va sans aller, en plus j'ai l'impression que les gens à qui je parle n'ont pas trop de répondant quand j'explique pourquoi je vais pas bien, du coup quand je suis vraiment dans un coup de moins bien un peu dur, il n'y a qu'un pas avant de penser qu'ils s'en foutent...



